APPEL à LA RÉFLEXION
AUX PEUPLES
DU MONDE ENTIER



Par



CHEIKH MOUHAMMAD ÂCHIQ ILÂHI

(MADINA MOUNAWARA)





Publié par
le Centre Islamique de la Réunion
Saint-Pierre (REUNION)




PRÉFACE

Au Nom d’Allah, Le Tout Clément, LE Très Miséricordieux
Tout en implorant Son Aide dans nos humbles efforts.
La présente modeste brochure a été conçue dans le but de servir tous ceux qui veulent bien en tirer quelque profit, spirituellement parlant. Nous rendons grâce au Tout-Puissant, Pourvoyeur de tout, de nous avoir permis d’en voir la publication et de toucher, grâce à cela, un grand nombre de nos confrères avides des éclaircissements que nous leur y apportons dans la mesure de nos faibles moyens. C’est un rêve que nous chérissons depuis toujours et c’est avec une joie immense au cœur que nous le voyons se réaliser de notre vivant. En effet, nous n’avions pas le cœur tranquille aussi longtemps que cet ouvrage ne voyait le jour, ce qui d’ailleurs nous incita davantage à redoubler d’effort.
Aujourd’hui que c’est chose faite, nous n’avons plus qu’à souhaiter que cette brochure atteigne - incha Allah’- son but qui est de toucher le plus de lecteurs possible, gens de bonne volonté qui voudront bien la lire avec un esprit sincère, autant que nous l’avons fait en nous y mettant. Nous espérons que quiconque en recevra une copie, ou une version traduite, se donnera la peine de la parcourir tout en en faisant bon usage, car il s’agit bien de bénéfices concernant l’Au-delà. Ne nous inquiétons pas quant à sa provenance, mais voyons plutôt son contenu. Si on l’étudie avec un esprit ouvert, l’on découvrira certainement la sincérité avec laquelle elle a été préparée. Dans cette mesure, qu’elle serve de point de départ dans le droit Chemin que nous essayons de notre mieux d’éclairer tout en espérant que notre humble effort sera récompensé.
Dieu Tout-Puissant Est Meilleur Guide

Mouhammad Âchiq Ilâhi.
Madina Mounawwara
Arabie Saoudite



LE CONCEPT DE CREATEUR UNIQUE ET UNIVERSEL

Tout être humain doué de sens commun reconnaît l’Existence de l’Etre Suprême, Créateur de tout l’univers et de l’ensemble de l’humanité, Etre que nous appelons différemment selon les langues que nous employons. La logique veut que nous nous tournions alors vers l’Etre Suprême afin de Le reconnaître en L’adorant du mieux que l’intellect humain nous le permet. Et bien que nous en prenions conscience, très souvent nous échouons, de par notre négligence, au devoir sacré et élémentaire qui consiste à penser à ce Créateur. Et la seule façon de le faire sincèrement, c’est les prières quotidiennes.
Tout être sensé reconnaîtra les normes établies quant à la méthode à suivre et admettra que l’on ne peut y procéder au hasard de ses fantaisies personnelles ou autres. L’on doit se demander plutôt ce que le Créateur a Révélé et ce qu’Il Attend de nous. L’humanité dispose d’indices sûrs pour peu qu’elle cherche et trouve le Sentier qui mène sur la Voie du Salut.
C’est ainsi que nous retrouvons un certain nombre de systèmes religieux un peu partout dans le monde qui ont établi chacun ses propres principes de prières. Nous rencontrons surtout le concept de Dieu Suprême sous des formes très variées et très souvent contradictoires, ne serait-ce qu’au niveau de celui du polythéisme, par exemple. Reste à savoir comment faire la différence entre Révélations divines et interprétations humaines; et cela ne doit pas être difficile si on fait appel à son bon sens.
La Raison pure rejette tout artifice venant d’un esprit puérile et devenu une habitude que l’on s’inculque dès l’enfance. Il importe qu’on s’interroge quant à la pratique de telle ou telle coutume; le simple fait de son influence n’est pas une preuve de sa véracité, et suivre une tradition sans se poser de question n’est certainement pas une garantie de son salut dans l’Au-delà.
Comment peut-on abaisser l’Etre Suprème en L’associant avec d’autres dieux que l’on adore en même temps que Lui?
Peut-on, devant Dieu, adorer d’autres dieux sans crainte aucune et sans risque d’encourir Son Courroux?
On a beau prétexter que l’on pense à Dieu lorsqu’on prie un humain que l’on a volontiers déifié, le fait est qu’on est en train de commettre un blasphème outrageux vis-à-vis l’Etre Intranscendant et Incomparable à notre échelle. Comment peut-on, ensuite, recourir à de vaines excuses sans que sa conscience ne se sente tourmentée?
En premier lieu, une réaction toute naturelle serait de se demander l’origine de tels concepts et pratiques. Tout d’abord, inspirent-ils le respect de soi et y a-t-il des chances qu’ils soient, tels qu’ils sont présentés, d’inspiration divine?
Détient-on des preuves tangibles quant à l’authenticité des reliques sur quoi l’on se complaît à reposer toute sa foi?
L’on essaie tout bonnement à fermer les yeux sur des coutumes qui nous arrangent, ou alors il nous manque la volonté nécessaire pour remettre en question un système défectueux. Ou encore, on se laisse entraîner par le courant des masses populaires ignorantes, incapable de réagir à l’intérieur d’une majorité submergeante.
D’aucuns sont convaincus que Dieu a vraiment besoin de passer par un corps humain - ô combien indigne - afin de Se faire entendre!
D’autres laissent vagabonder l’imagination jusqu’à attribuer à Dieu... une progéniture dans le sens vulgaire que ce terme entend, avec l’effet qu’une telle supposition peut avoir sur l’esprit populaire. Et graduellement on tombe dans une espèce de léthargie qui ne réclame aucune preuve écrite ni aucun témoin patenté. On finit par dépendre simplement des on-dit venant d’on ne sait où. Quelle misère!
Dans de tels cas de figure, les légendes vont bon train et elles sont légion! Et parmi, pour peu qu’une légende ait la faveur générale, elle est vite adoptée comme parole d’Evangile et s’enracine peu à peu dans les différentes couches sociales qui en font chacunes siennes à qui mieux mieux. En cours de route, on voit de temps à autres surgir quelqu’un qui se réclame de Dieu pour être lui-même déifié. Quant aux légendes colportées, rien ni personne n’est vérifié. Tout s’amasse dans le subconscient d’une société qui s’écroule.

CROYANCES CHEZ LES JUIFS ET LES CHRETIENS

Les juifs suivis des chrétiens se sont tout à tour réclamés des récipiendaires de Révélations divines. Mais les premiers maintiennent que de telles révélations n’étaient adressées et destinées qu’au Peuple élu qu’ils représentaient sur terre; aussi gardaient-ils jalousement tout l’enseignement qui s’en dégageait à l’intérieur de leur propre communauté et ethnie. Et au fil des siècles jalonnés de bouleversements, les Ecritures sacrées ont pu être manipulées. En tout cas, il n’y a aucune garantie qu’elles soient restées intactes. Il est peu probable que le Torah, tel que l’on a pu le conserver jusqu’à nos jours, soit resté strictement le même que son original tel qu’il fut transmis par Moïse -Paix sur lui- à l’époque que l’on sait. S’en tenir à des versions forgées puis traduites au cours des siècles sans recourir au Coran révélé par la suite, est une obstination qui nous empêche de prendre conscience de notre vrai salut.
Pour ce qui est la Chrétienté qui a fini par englober des peuplades diverses, elle se réclame de l’autorité de Jésus-Christ tout en sachant mieux que quiconque que ce que l’on pratique n’a absolument rien à voir avec le Christianisme originel et authentique. Le Christ s’est-il réellement présenté comme fils de Dieu?
A-t-il pu demander à ce qu’on l’adore ainsi que sa Sainte Mère?
Est-il logiquement concevable que grâce au sang d’un innocent crucifié injustement, tous les péchés commis des hommes soient lavés et pardonnés impunément?
Ou encore qu’il suffit qu’on dise qu’un tel est le fils de Dieu pour qu’on soit remis de tous ses péchés? En supposant que de telles choses ont pu être enseignées, où en sont les écrits originels et authentiquement vrais?
Il n’est un secret que le Christianisme, tel que nous l’entendons, n’a été constitué que bien des siècles après le Christ et qu’il s’agit d’un système qui permet aux puissants de se complaire à l’idée qu’ils peuvent de façon éhontée s’adonner à la débauche sans crainte ni pudeur aucune. C’est de la religion taillée à sa guise pour ses convenances personnelles : il suffit, par exemple, de se rendre à l’église une fois la semaine pour s’entendre dire, en quelques minutes, que tous les péchés commis durant la semaine ont été effacés. Si les péchés sont plus graves, on va les confesser tout bonnement. Ainsi tout est arrangé, et il n’y a ni honte ni péché; tout a été procédé par le biais d’un semblable qui prend la responsabilité de pardonner au nom de Dieu des péchés commis à l’encontre des Commandements de ce même Dieu. Le prêtre ici est-il vraiment le serviteur, pour ne pas dire le “représentant “ de par les privilèges qu’il entend et qu’il se voit s’accorder. Et personne ne dit haut ce que tout le monde pense; au pis aller, on abandonne si on n’a pas encore protesté pour intégrer une secte quelconque. La Chrétienté occidentale est aujourd’hui majoritairement protestante.

LA RELIGION DICTEE PAR DES INTERETS PERSONNELS

Ici les plus riches sont flattés. On se prosterne volontiers devant quelqu’un d’influent pour bénéficier de quelque faveur mondaine. Et pourtant, on se prédispose à se prosterner, sans dignité, devant tout et tous de peur d’être la cible de représailles quelconques. Et tout ceci repose sur de simples suppositions.
La question qu’on devrait se poser : doit-on continuer éternellement dans la direction prise en y entraînant les générations à venir?
Et est-ce qu’on songe jamais à l’Au-delà et aux conséquences de ses actes?

LE DEFI DE L’ISLAM

Parmi les prophètes et envoyés de Dieu, figure Mouhammad (S.A.W) qui a apporté à l’intention de toute l’humanité une religion simple - l’Islam. De par la force de son Message et sa personnalité propre, il a su convaincre son entourage. Ses contemporains lui ont fait confiance et peu à peu un nombre grandissant de fidèles ont adhéré à son enseignement.
La preuve de sa véracité et sa bonne foi s’est concrétisée sous la forme d’un Livre miraculeux -Al-Qouran- Parole sacrée incontestable et inaltérée jusqu’à nos jours, reconnu universellement comme tout dernier Commandement de Dieu légué à l’humanité toute entière. Comme ultime Avertissement, le Qouran dit ainsi :
“Et si vous êtes en doute quant à ce que Nous avons envoyé par l’intermédiaire de Notre Messager, alors produisez-en un semblable et faites-en votre témoin devant Dieu si vous vous sentez dans le vrai; et si vous ne pouvez (produire quelque chose d’équivalent) - et vous ne le pourrez jamais - craignez alors les feux (de la Géhenne) qui s’alimentent des mauvais vivants et de pierres, tout préparés à l’intention des incroyants pêcheurs.” (Sourah : 2/Verset : 23,24)
Ailleurs, le Saint Qouran réitère en ces termes :
“Si les hommes et les djinn s’y mettaient ensemble à produire une œuvre comparable à ce Livre, ils n’y pourront parvenir, même en étant de connivence “ .(S : 17; V : 88)
Près de quinze siècles ont passé depuis et personne, homme ou djinn, ni aucune association ou institution, n’a pu démentir cette vérité, ni ne pourra jamais y parvenir.

QOURAN MADJID, MIRACLE ETERNEL

Le Qouran reste un miracle vivant pour le Guide de l’humanité; c’est un fait indéniable, preuve même de sa provenance divine. Pour peu qu’on y médite, on se rend compte de la pureté de son enseignement, à moins qu’on ne soit de mauvaise foi ou qu’on ne fasse preuve d’esprit d’arrogance.
Le Saint Livre est à la portée de toutes les races confondues. Et il existe toujours dans sa forme première, telle qu’il a été révélé, fait établi et reconnu universellement. D’ailleurs, le Saint Qouran n’est pas qu’imprimé sur du papier, mais subsiste depuis des siècles dans le cœur de milliers et de milliers de gens qui l’apprennent et s’en souviennent. C’est dire que si, par inadvertance, toutes les copies de ses Ecritures à travers le monde arrivaient à s’abîmer, les innombrables Hâfiz-Oul-Qouran (ceux qui le connaissent par cœur) seraient capables de rétablir sur le champ la version authentiquement fidèle du Livre sacré.
Si le papier, en tant que matière périssable, disparaissait tout à coup, le Contenu intégral du Livre révélé Survivrait dans la mémoire humaine. C’est ce qui explique le miracle que depuis quinze siècles, et ce pour tous les siècles à venir, le Saint Coran soit resté intact sans que la moindre virgule n’y ait été altérée.
Malheureusement, on ne peut pas en dire autant pour les autres textes révélés depuis plus longtemps encore que le Coran, mais qui n’ont pu être mémorisés sur une grande échelle, ni préservés des extrapolations de l’homme et interférences diverses au cours de l’Histoire humaine. Dans bien des cas l’on n’y avait accès que par le biais de versions traduites souvent contradictoires.
Quant à la fidélité des traductions, elle restait douteuse parce que non vérifiables dans la mesure où l’original restait inaccessible. D’autre part, l’imprimerie n’allait être inventée que des siècles - plus d’un millénaire - après l’existence des dits textes. En attendant, il y eut une longue période d’obscurantisme et d’ignorance qui submergeait la majeure partie du globe l’Europe en particulier. Et même les premiers Chrétiens ne pouvaient se permettre le luxe de se procurer une copie, encore moins de la déchiffrer. Tel n’a pas été le cas en ce qui concerne le Coran qui, tout en étant traduit très tôt dans l’Histoire de l’humanité, continua à se multiplier sous sa forme originelle. Et constamment son authenticité a été assurée et sauvegardée.

ISLAM EN TANT QU’ENSEIGNEMENT CLAIR ET COMPREHENSIF

En tant que religion ouverte, l’Islam fait l’objet de recherches et de critiques tant parmi ses adeptes de par le monde que par les non-musulmans qui s’y intéressent du point de vue étude islamique. De même, des versets coraniques sont régulièrement diffusés et commentés à travers le monde. Du point de vue historique, la vie du Saint Prophète de l’Islam f, Sa personnalité hors du commun et Sa réussite exceptionnelle font également l’objet d’étude spécialisée. Orientalistes et chercheurs s’évertuent à éditer des ouvrages comportant des thèmes sur la culture islamique ainsi que sur les versets coraniques et des citations du Saint Prophète f (les Ahâdice). L’œuvre phénoménale qu’a constitué le monde islamique attire de plus en plus l’attention des savants modernes. La valeur morale et spirituelle des Saintes Ecritures s’est fait connaître à beaucoup d’entre eux, de même que son essence d’inspiration divine du fait même que le Porteur en était, pour commencer, analphabète. Si le choix a été porté sur Lui, c’est bien pour faire voir qu’il ne peut en être que l’intermédiaire.

LA VERITE NE PEUT RESTER UNE AFFAIRE PERSONNELLE

Toute vérité, toute découverte doit être partagée. Hélas, non seulement on veut cacher une vérité mais, en plus, on cherche à empêcher ceux qui l’ont trouvée de la révéler. On continue, malgré toutes les preuves apportées et tous les arguments réfutés par les olomans (savants religieux), à s’acharner contre une civilisation toute entière. Il est regrettable que ceux-là mêmes qui sont censés être à l’avant-garde du progrès, de par les connaissances acquises, soient en train d’induire le reste du monde en erreur quant à leur avenir tant ici que dans l’au-delà. Le seul fait de s’acharner contre une vérité ne change en rien cette vérité; la Religion reste la seule voie du Salut.

ET LA VIE DANS L’AU - DELA

A ce stade, il n’est plus question de délibérer, il s’agit ici du Salut de son âme pour l’éternité et il importe que l’on sache exactement où l’on va, si la façon dont nous suivons la Religion nous mènera bien quelque part. Qu’adviendrait-il si nous découvrions au moment crucial que nous avons fait fausse route?
Si, ici-bas, on se sert volontiers de religions pour faire sa politique, dites-vous bien que dans l’autre vie, la politique ne nous sera d’aucun secours. Nous fondons toutes sortes d’organisations et de partis dont le seul but est de nous accaparer du pouvoir, et pour cela nous leurrons tout le monde; mais que faisons-nous des valeurs réelles et de la vertu, seuls bienfaits qui puissent nous servir à quelque chose dans notre vie future?
Vaut-il la peine de compromettre notre avenir pour les jouissances matérielles combien éphémères?

LE SUCCES DANS LE VRAI SENS DU TERME

C’est de l’inconscience que de vivre uniquement pour le confort bassement mondain sans se soucier de celui de l’Au-delà, infiniment plus important. Qu’est le pouvoir politique ou l’influence des partisans devant les Feux qui nous attendent?
Là où la question de nations, de minorités, de majorités ne se pose même pas?
La seule chose qui importera vraiment ici, c’est le salut de notre âme. La plus grande perte qui soit, c’est celle de l’âme éternelle. Le Saint Qouran dit à ce sujet :
“Les vrais perdants sont ceux qui se sentiront perdus, eux et leurs familles, le jour de la Résurrection. En vérité, ce serait une perte évidente.”

UN MEME MESSAGE POUR L’HUMANITE ENTIERE

Le messager auprès de cette humanité, c’est le Saint Prophète (S.A.W) . Un message identique pour tous - riche ou pauvre, puissant ou faible, blanc ou noir - dans toutes les parties de la planète jusqu’aux points les plus isolés : l’Appel de Mouhammad f a été lancé à tout le monde et pour toujours, ainsi qu’il est mentionné dans le Qouran Madjid (S : 7 / V : 158) :

“DIS A L’HOMME, JE SUIS LE MESSAGER DE DIEU QUI M’ENVOIE VERS VOUS TOUS, DE CELUI A QUI APPARTIENT LE ROYAUME DES CIEUX ET DE LA TERRE. IL N’Y A DE DIEU QUE LUI. IL EST L’AUTEUR DE LA VIE ET DE LA MORT. CROYEZ DONC EN LUI, ET EN SON MESSAGER, UN ANALPHABETE, QUI CROIT EN DIEU ET EN SES PAROLES, ET SUIVEZ-LE; AVEC BONHEUR VOUS SEREZ GUIDES. “

Et dans le Sourah : 34 / Verset : 28 :
“NOUS NE L’AVONS ENVOYE QUE POUR L’HUMANITE TOUTE ENTIERE, AFIN QU’IL LUI APPORTE LA BONNE NOUVELLE ET L’AVERTISSEMENT; MAIS LA PLUPART DES HOMMES NE LE SAVENT PAS. “

Et dans un Hadice du Saint Prophète f rapporté par Mouslim, il est dit :

“JE JURE PAR CELUI QUI DETIENT L’AME DE MOUHAMMAD, QUICONQUE APPREND DU MESSAGE MAIS REND L’ÂME SANS CROIRE DANS LA FOI QUE JE LUI APPORTE, IL EST VOUE AUX FEUX DE L’ENFER, QU’IL SOIT JUIF OU CHRETIEN “ .

Et la Religion dont nous parle le Saint Prophète - l’Islam - est la seule par excellence convenable à Dieu. Le Qouran Chariff dit ceci :

“QUICONQUE PROPOSE UNE RELIGION AUTRE QUE L’ISLAM, SE VERRA REJETE; CEUX - LA SERONT LES PERDANTS DANS L’AUTRE MONDE “ (S : 3/ V : 85).

Beaucoup parmi nous n’avons pas le courage de professer l’Islam bien qu’on reconnaisse sa véracité. Des chefs d’état, des philosophes d’Orient et d’Occident ont reconnu la valeur de l’Islam tout en le rejetant en tant que religion valable. Leurs actions ont contredit leurs paroles pour, enfin, confesser leur erreur. Bien des poètes non convertis ont chanté la louange du Saint Prophète de l’Islam f . Ils l’acceptent, mais rejettent son enseignement. Leur réputation ici-bas et leurs intérêts personnels ont été cause de leur perte dans l’au-delà.
Le matérialisme outré a empêché bien des esprits libres d’exprimer leur vue, de peur de compromettre certains privilèges mondains dont ils jouissent de façon éphémère. Ils sont dans une erreur flagrante, car tous les biens matériels que nous connaissons ne peuvent être que temporaires et ne peuvent valoir la Félicité et Béatitude qui nous attend dans l’autre Monde. Pouvons-nous, à ce prix dérisoire, compromettre notre Avenir et, avec nous, celui de la postérité - les générations à venir?
Le bon sens exige que nous évitions les tourments éternels de l’outre-tombe tout en évitant les vains plaisirs et basses jouissances d’ici-bas. Que sont le pouvoir politique et autre, l’ambition bassement mondaine, l’accaparement des biens terrestres, si nous devons, pour en payer le prix, y laisser notre âme?
Chacun sait que la victoire réelle vaut beaucoup plus que les petits gains faits pour nous leurrer.
Une autre objection veut qu’on évite l’Islam parce qu’on n’est pas d’accord avec le musulman qui le représente sur terre. Ou encore parce qu’on constate que la condition matérielle, financièrement parlant, du musulman moyen est généralement modeste - beaucoup sont dans la pauvreté même. Et l’on craint qu’on ne doive renoncer à ses richesses personnelles si jamais on adoptait l’Islam. On croit à tort que sa situation économique risque d’en pâtir. A supposer que ce fût vrai, est-ce comparable à la perte qu’on risque de subir si l’on perdait son âme? Autant supporter les pertes temporelles et imaginaires de ce monde matériel si cela nous assure la Joie éternelle.
D’aucuns reprochent au musulman son comportement inhabituel aux yeux du non-croyant et y trouvent un prétexte d’antagonisme. Pourquoi nous arrêter à de telles excuses alors que nous devrions penser plutôt à ce que nous serons le jour du Jugement lorsque nous aurons des comptes à rendre à notre sujet proprement dit. S’il faut accuser le musulman, il ne faut pas en rejeter le blâme sur l’Islam; au contraire, il faut trouver le moyen de corriger les manquements du soi-disant croyant. Donnons-lui l’exemple à suivre et le nouveau venu est très souvent meilleur musulman.

LA VRAIE VOIE A ETE CONCUE A
L’INTENTION DE L’HUMANITE ENTIERE.

Le terme “musulman” n’est pas associé à une seule ethnie ou race telle qu’on la définit ici-bas. Aucun peuple ou nation ne peut se réclamer représentant de l’Islam comme tel. Il n’y a pas, en Islam, de privilège sur la base du pouvoir politique ou économique. Nul, ici-bas, ne peut s’arroger la prétention de mieux représenter la Religion par rapport à son prochain. Seul Dieu sait qui est le meilleur parmi nous.
Pour se convertir, certains posent pour condition que la communauté islamique dans laquelle ils vivent pourvoie pour eux certains privilèges. Ce n’est certainement pas honnête de leur part, car on ne marchande ni ne capitalise sur son propre salut. Si on se convertissait pour des gains matériels, ce ne serait plus pour le salut éternel. Le vrai but de l’appel à la Religion c’est le Salut de l’âme humaine. Le message de l’Islam est essentiellement la bonne conduite dans le droit chemin que la Religion nous a tracé par le biais du Saint Prophète f . La religion n’a pas été faite pour servir d’appât ou pour offrir des gains matériels ou des statuts illusoires. Dans de telles conditions, la religion deviendrait vite un outil de marchandage qu’on utiliserait pour miroiter de fausses valeurs et séduire les plus naïfs. En outre, de telles conversions n’ont aucune assise et ne reposent sur aucune foi. Sur cette base, le soi-disant converti sera appelé à hésiter entre les religions selon les avantages offerts. Tel n’est pas le cas en Islam - on est ou on n’est pas converti. Changer de noms ne veut rien dire en terme vraiment religieux - il s’agit de changer son cœur. Autrement, ce serait uniquement pour des raisons hypocrites dont le dessein évident serait de grossir une communauté.
Rien n’empêche qu’après une conversion on prospère en termes biens terrestres, auquel cas ce serait pur hasard et, en tout cas, un don du ciel probablement pour éprouver notre foi. D’autre part, lorsqu’il s’agit d’un frère qui est dans le besoin il est du devoir des voisins et prochains de lui venir en aide en attendant qu’il puisse s’assumer. Et dans l’éventualité d’une absence d’aide de tout un chacun, personne ne peut évoquer ce manquement comme une excuse pour se détourner du droit Chemin. C’est une question de confiance vis-à-vis de soi-même et surtout du Seigneur. On ne peut pas tromper volontairement sa propre personne sous prétexte de se sentir abandonné par les autres. L’un ne dépend pas de l’autre.

D’autres excuses ont été évoquées : la crainte non-fondée par exemple, de voir ses biens confisqués par des autorités. Dieu merci, il n’y a pas un seul état au monde où une telle loi puisse être en vigueur. La conversion en soi ne peut être considérée comme un crime punissable par la loi. Au contraire, on encourage les citoyens à travers le monde à pratiquer au moins une religion; si bien que dans certains pays, aujourd’hui, il n’est pas rare de rencontrer à l’intérieur d’une même famille plusieurs religions à la fois représentées par les différents membres de cette famille vivant sous le même toit. Mais il est vrai aussi que dans certaines sociétés on choisit les religions pour leur convenance pour ne pas dire complaisance. A ce propos, on trouve l’Islam un peu trop austère ou trop strict à son goût; et c’est ainsi qu’on décide en défaveur d’une religion que l’on sait pourtant vraie.
Peut-on dès lors s’attendre à une aide providentielle?
Ici la responsabilité est d’autant plus engagée que l’on agit, par négligence, en toute connaissance de cause. Pense-t-on seulement à ce qui nous attend après la mort?
et à notre position au jour du Jugement?
En réalité, la Religion n’a jamais été difficile à observer et moins encore lorsqu’elle est basée sur une logique pure et simple. L’expérience est là pour nous prouver qu’avec un minimum de bonne volonté on arrive à être pratiquant.
D’aucuns soutiennent que toutes les religions se valent et qu’il n’y a pas de contradictions entre elles; c’est se leurrer. C’est pour se donner un prétexte afin de pouvoir tranquillement choisir la religion qui offre le plus d’attrait et espérer ainsi être à couvert le jour du Jugement. Peut-on seulement savoir de quel chef on prend de pareilles décisions?
Depuis quand invente-t-on des théories pour satisfaire ses propres faiblesses?
Et sur quelle autorité se base-t-on?
C’est plutôt se faire une injustice à soi-même et au salut de son âme.

A PROPOS DE LA TRANSMIGRATION DE L’ÂME, où l’on affirme qu’après la mort où le corps périt, l’âme du défunt passe dans le corps d’un autre être terrestre pour prendre souvent les formes les plus inattendues, dépendant de sa façon d’être et de son mode de vie antérieurement. Le bien vivant peut ainsi espérer transmigrer, dans sa vie terrestre à venir, dans le corps d’un futur roi ou celui d’un riche commerçant de sorte que son confort matériel et son luxe futurs soient assurés. Par contre, les mauvais vivants doivent craindre de se voir, dans cette vie future, transformés en êtres misérables ou en bêtes méprisables. Ce serait un processus qui suit son cours depuis la création du monde et qui continuera à jamais. Pour les tenants de cette croyance, il n’y aura pas de fin du monde, ni de jugement dernier. Bien entendu, pas de résurrection ni de rédemption non plus.
Ce qu’il importe ici de savoir, c’est quelle était la condition première du premier homme créé en ce monde.
Vivait-il dans un quelconque confort?
Était-il satisfait de son sort?
Se trouvait-il dans un état de dépendance?
Se trouvait-il dans un état misérable?
Et s’il est tout premier au monde, comment expliquer sa condition en l’absence d’une vie antérieure?
Étant donné qu’il faut bien un commencement à tout, quid du premier contingent et de sa première génération d’êtres humains ici-bas?
Et cette autre théorie nous dirait que l’homme a évolué d’espèces inférieures, ou même que tout est le fruit du hasard et que le concept de l’existence de Dieu doit être abandonné. Ce serait le blasphème dans la pire des formes.

La notion de confort matériel et de punition continuelle dans un cycle infernal et interminable semble être forgée par les hommes afin de maintenir un minimum de discipline chez ceux que l’on gouverne. Nous n’avons pas le droit de provoquer l’imagination populaire selon nos propres désirs ou fantaisies. Et lorsque la fin du monde, ou d’une partie même infime de ce monde, arrive, nous ne savons quels compte rendre. Et dans l’autre monde, que ferons-nous?
La majorité des gens adhèrent à la religion de leurs ancêtres sans y croire sincèrement. Ils s’y retrouvent par la force des choses ou tout simplement par habitude. Le résultat est qu’au fond ils ne croient en rien et ne manqueront pas de dissuader leurs proches à croire en quoi que ce soit. Au sujet des Promesses faites par Dieu par l’intermédiaire de Son Prophète sur terre, ils prétextent que le Saint Prophète de l’Islam f ne vint que pour améliorer le sort des bédouins du désert et inculquer chez eux le sens d’une moralité en leur miroitant les avantages présentés par le Paradis tout en créant chez eux la crainte d’être jetés dans l’Enfer s’ils s’adonnaient aux péchés. Pour le reste, il n’y aurait aucune vie après la mort, aucun jugement, donc aucun compte à rendre, aucun péché à payer - on s’en sort ainsi à peu de frais et impunément. Dieu nous préserve de telles suppositions gratuites! C’est se leurrer carrément et errer allégrement dans l’obscurantisme. C’est un risque d’erreur irréparable où on engage non seulement soi-même mais des générations entières. Aucun envoyé de Dieu digne de ce nom ne saurait induire l’humanité, création de ce Même Dieu, dans des erreurs qui abusent de la crédulité de gens simples.

D’autres encore, dans une tentative de plus, soutiennent que l’enfer et le paradis ne sont nulle part mais ici même en ce bas monde. Pour eux, ceux qui parviennent, même par des moyens bassement égoïstes, à se faire une position, de l’argent, et jouissent des plaisirs de ce monde en toute impunité, sans souffrir de problèmes de santé et autres, ceux-là ont réussi à constituer leur paradis. Par contre, ceux, moins chanceux, qui sont restés dans une pauvreté relative ou qui souffrent d’une santé défaillante ou d’un handicap quelconque sont en train de vivre leur enfer dont ils sont seuls responsables. Pour les adeptes d’une telle théorie, la question d’un au-delà ne se pose même pas. Et pour donner un cachet crédible à leur doctrine, ils l’attribuent volontiers à quelque autorité obscure. Entre temps, le tort qu’ils font à eux-mêmes et aux autres, c’est qu’il nous empêchent de chercher ailleurs et de voir la vérité.
Il est tout à fait dans la nature de l’humain de se méfier avant de s’assurer quant au bien-fondé de toutes nouvelles rapportées. Pour des choses de moindre importance où nous ne risquons que de pertes matérielles, nous savons faire attention et nous ne nous y hasardons qu’après avoir évalué correctement la situation. Qu’en est-il des choses qui touchent aux réalités spirituelles et éternelles, aux rapports que nous devrions entretenir avec notre créateur?
En dépit des avertissements et des écrits apportés par les envoyés de Dieu, nous continuons à faire fi des feux de l’enfer. Nous voyons autour de nous des millions de gens qui professent et craignent les punitions mentionnées; néanmoins, nous persistons dans notre train de vie habituel. Qu’est-ce qui explique enfin cette attitude chez l’homme qui l’empêche de voir clair et de penser réellement à son avenir dans l’Au-delà? Et dans cette tâche, rien ni personne, ni ambitions personnelles, ni dirigeants politiques, ne doit l’influencer. Il ne peut pas prendre le risque de faire fausse route. Et si jamais le message du Saint Prophète et l’enseignement de l’Islam s’avéraient être le meilleur moyen vers la voie du Salut, qu’adviendrait-il au perdant qui rend l’âme sans s’être donné la peine d’étudier la vérité? Et là où l’on va, aucun leader politique, aucun membre influent de notre communauté, absolument personne, ne peut nous venir en aide. Faut-il qu’ils soient à même de se sauver soi-même!

QUANT AU JOUR DU JUGEMENT, il est clairement stipulé que ce jour-là personne ne sera reconnaissable à personne et chacun sera préoccupé à sauver son âme :

“Et lorsque sonneront les trompettes, le jour où chaque homme fuira son prochain - frère, mère, père, épouse ou fils - chacun songera alors à son propre sort “(S : 80 / V : 33 à 37).
.. “ Car lorsqu’auront sonné les trompettes, toutes relations (terrestres) auront cessé : personne ne conversera avec personne “. - 23 : 101.
Il y est aussi dit qu’alors ceux qui sont passés pour faibles (dans leur vie terrestre) diront à ceux sensément puissants en ce monde :
“... n’était votre existence (sur terre), nous aurions été parmi les croyants “ .
Et ils auront pour réponse : “... Vous avons-nous empêchés de suivre le guide (que vous apportait la religion); c’est vous qui avez préféré le péché “ .
Et les faibles leur répliqueront : “Non, mais vous nous avez harcelés nuit et jour afin que nous abandonnions notre foi en Dieu et suivions les rivaux que vous Lui aviez associés “ .

Ceci s’appliquera à ceux qui auront adhéré à une fausse religion quelconque avec l’espoir que cette religion pourra les délivrer des tourments de l’Enfer tout en leur assurant le Salut éternel dans l’Au-delà. Pour ceux qui croient en une vie future avec les récompenses ou pénitence que cela comporte, nul besoin de les convaincre.

QUI DE CEUX QUI NE CROIENT NI NE PRATIQUENT L’ENSEIGNEMENT D’AUCUNE RELIGION REVELEE?
Ceux qui blasphèment en niant tout précepte religieux?
Qui narguent les croyants?
Nous leur demandons à ceux-là de réfléchir et de se demander la raison de leur attitude et de leur conduite. Qu’ils analysent les propos du Saint Prophète de l’Islam lorsque celui-ci leur atteste qu’ils seront ramenés à la vie après la mort pour rendre compte de leurs actions, bonnes et mauvaises, et être récompensés dans la juste mesure ou être punis suivant leurs crimes ici-bas. On a beau en douter, mais qu’en est-il si cela était?
Et quelle sera la situation lorsqu’il sera trop tard pour réparer?
Il y a ceux qui croient en partie : ils reconnaissent l’Existence du Dieu Suprême sans croire en la résurrection annoncée. On refuse de concevoir que la matière devenue poussière puisse reprendre sa forme première. Le Saint Quour’an l’a pourtant bien précisé en des termes non équivoques :
“Oublieux de sa propre création, il (l’homme) nous lance ce proverbe :
“Qui donc fera revivre les ossements alors qu’ils sont poussière?”
Dis : “Celui qui les a créés une fois, les fera revivre. Il Connaît parfaitement toute création “ . (S : Yassîne / V : 78,79).

En effet, le rejet de la notion de résurrection est incompatible avec la foi en Un Dieu Créateur de l’Univers entier pour Qui rien n’est impossible.
Et enfin il y a une catégorie de gens qui ne croient aucunement en l’Existence divine; pour eux, les croyants doivent être considérés comme arriérés. Ils soutiennent que toute la Création qui nous entoure et nous englobe n’est qu’un fait du hasard. Quel manque de sens commun?
Le miracle de la Nature, la perfection de chaque chose dans son agencement à un ensemble, tout nous démontre qu’il y a, à l’origine de l’Univers, Un Créateur Tout-Puissant et Parfait à l’infini. Que nous contemplions le monde animal, celui du végétal ou des minéraux, nous arrivons invariablement à cette même conclusion. C’est ainsi que nous voyons que chaque chose créée a ses particularités propres par rapport à celles des millions d’autres variétés de son espèce. les fruits, les fleurs et les feuilles d’une seule plante ne diffèrent-elles pas des milliers d’autres que nous connaissons ou ne connaissons pas?
En un même lieu de la création, ne rencontrons-nous pas des éléments de l’humidité et de l’imperméabilité, de la chaleur ou de la fraîcheur?
Et la moindre créature ne témoigne-t-elle pas, dans sa perfection, d’une planification supérieure et hors de notre conception combien limitée? Pour peu que l’homme y réfléchisse, il se convainc sans peine de l’Existence suprême : plus on y médite, plus on en est convaincu. Connaissons-nous, et nous reconnaîtrons Dieu, Pourvoyeur de toutes les facultés dont est doté l’homme. La perfection de la machine humaine, les articulations par exemple, qui lui permettent de se mouvoir ou de se reposer, tous les systèmes que comporte ce corps physique tellement compliqué mais parfaitement harmonieux - le digestif, le sanguin, le nerveux, le respiration et tant d’autres. Le besoin du repos que vient régulariser le système du sommeil. L’absence de la santé qui occasionne les maladies, les handicaps physiques ou mentaux. L’intelligence humaine et ses potentialités, tout vient prouver non seulement que ce ne peut être l’œuvre d’un simple hasard, mais que, pour notre santé et notre survie, nous dépendons déjà de la Grâce et de la Compassion d’Allah Taalah. De Lui dépend entièrement notre salut comme toute autre chose.
Et nous voyons partout des gens qui sont volontiers séduits par une certaine théorie dite évolutionniste. On accepte sans hésitation tout ce que Darwin a pu avancer; alors que la première question qui devrait surgir devant de telles spéculations hypothétiques, c’est quelle sera la prochaine étape de l’homme dans son ‘évolution?
S’il a pu évoluer des formes les plus inférieures que l’on puisse imaginer (selon cette théorie) et depuis les temps immémoriaux qu’il occupe l’avant-scène de la création, on s’étonne qu’il n’ait pas, d’ailleurs, pris d’autres formes encore. Pures spéculations! A ceux qui se laissent emporter par ces fantaisies, nous leur demanderons de songer à leur âme et à son salut dans l’Au-delà.
Que fait-on de l’outre-tombe?
Est-ce que notre passage sur terre est simple accident?
Faut-il les avertir que leur rejet blasphématoire de Dieu est l’erreur de leur vie?
Est-il possible que tous ces milliards d’êtres humains soient, à leur place, dans l’erreur qu’ils croient les situer?
Ces disciples de Darwin, peuvent-ils se fier aveuglement à la faillibilité d’une théorie nouvelle et aussi farfelue?
Peut-on courir de tels risques quand il s’agit d’une chose aussi vitale que la vie éternelle?
Pensent-ils vraiment à leur fin?
Prions qu’ils se ressaisissent à temps et qu’ils sauvent leur âme. Qu’ils méditent sur les préceptes de l’Islam et sur les devoirs qui nous incombent en ce monde. Autrement, ils sont seuls responsables de leur sort.
Par nature, l’homme est enclin vers le facile ou le flatteur. On évite, pour son propre malheur, les sacrifices immédiats, les efforts consciencieux, la fatigue physique, pour tomber dans la luxure, la complaisance. Nous avons ici même évoqué les tourments de la Géhenne. L’Islam est notre solution.

D’aucuns estiment, naïvement, qu’il vaut mieux profiter des jouissances et plaisirs de ce monde - les épicuriens, comme on les appelle - sans se soucier des pénitences et punitions qu’ils risquent d’encourir et qui les attendent certainement. On ne s’en sort jamais impunément d’une telle conduite. Que ceux qui y sont tentés se disent bien que les plaisirs ainsi procurés ici-bas ne sont que temporaires quoique suffisamment attirants pour nous induire dans l’erreur. Le vrai bonheur, la joie éternelle est inconcevable en notre monde éphémère, et nous n’avons aucun droit à ignorer notre âme ni à compromettre son salut. Rejeter la religion - l’Islam - équivaut à convoiter la perte de l’âme - la damnation. Un tel risque mérite réflexion. Nous nous devons de considérer ce que nous offre la Religion tout en cherchant en nous, pécheurs mortels, la vérité - le Souffle divin.

LE LOT DU PECHEUR

La mort physique ne fait qu’inaugurer la pénitence pour les pécheurs. Ce sont des angoisses continues et qui ne s’arrêteront pas au jour du Jugement dernier, jour où les décisions finales seront prises quant aux malfaisants dépendant de la gravité de leurs crimes. Athées, apostats ou autres hérétiques auront ce jour-là à craindre pour leur sort et regretteront amèrement de n’avoir pas écouté l’appel au moment voulu ou de s’être laissé influencer dans la mauvaise direction. On regrettera alors d’avoir refusé l’enseignement de l’Islam, ou d’avoir fait le mauvais choix, d’avoir associé des partenaires à Dieu, ou de l’Avoir Confondu avec des objets indignes du Dieu Réel. On se repentira en vain de son ignorance et incroyance en dépit des Avertissements fait expressément par le Saint Coran. A elle seule la croyance - la foi - peut sauver l’âme et nous garantir contre la Géhenne.
Mener une polémique au sujet de tout ce que nous avons avancé ici n’est pas notre propos. Notre but est de susciter une réflexion sérieuse quant à notre attitude vis-à-vis de notre prochain et de nous-mêmes. Nous exhortons en même temps nos compatriotes et frères de se demander sincèrement si la conduite que nous adoptons est conforme au bon sens et si nous ne sommes pas en train d’offenser Dieu dans notre comportement. Si nous pensons le contraire, quelles sont nos justifications?
Autrement, il devient impérieux pour nous de savoir comment nous comptons continuer comme nous le faisons tout en espérant le même confort dans la vie de l’autre monde tout en affichant de façon éhontée le mépris des Lois divines. Qu’on y réfléchisse consciencieusement car il y va de son propre salut.

Si on n’arrive à soutenir que la religion qu’on s’est choisie est vraiment valable à tous les points de vue, il est temps de tout remettre en question. Qu’on écoute aussi ce que l’Islam a à nous proposer grâce au Saint Coran et à l’enseignement légué par le Saint Prophète. Le message de l’Islam s’adresse à tous les peuples, de toutes conditions, pour le Salut de tous ceux qui l’acceptent ou l’adoptent.
Dans Sa Gloire Infinie, Dieu Tout-Puissant a doté l’humanité d’une Religion dignement représentée par son Apôtre, Envoyé divin auprès de nous. Ceux qui l’ont accueilli comme il se doit sont aujourd’hui ses disciples et fidèles. Si par faiblesse, ou par pure bêtise, ils ont pu commettre des péchés mineurs et s’en repentent sincèrement avant de quitter ce monde, alors, avec la Grâce divine, ils peuvent aspirer au Pardon et contempler la Joie suprême au Paradis, après avoir été purgés de tout péché. Mais celui qui nie Dieu et Sa Religion au départ même, ne peut espérer une rédemption quelconque.
En termes temporaires, l’ultime punition ne peut dépasser la mort par exécution - la peine capitale. Mais Dieu Tout-Puissant détient en Son Pouvoir et la mort et la vie. Dans Son Royaume, la mort n’est pas une fin, mais un commencement. Là, aucun mort ne peut échapper à la Justice, comme c’est parfois le cas ici-bas. Mort, on reste sous le Contrôle du Tout-Puissant dont nous dépendons entièrement. La désobéissance humaine vis-à-vis de Dieu n’est qu’inconscience et personne ne peut prétendre se soustraire des conséquences de ses actes et de la juste punition qui les attend.
Le Saint Qouran exhorte l’homme à réfléchir sur son sort et nous a prévenus de ce qui nous attend en termes de pénitence et de récompense selon que nous désobéissons aux Lois divines ou que nous y restons fidèles. Les fausses prétentions et erreurs des adeptes d’autres religions y ont été clairement réfutées. Le Saint Livre nous a mis en garde contre les erreurs ancestrales pour nous apprendre à discerner le vrai du faux. Les présomptions entretenues par les juifs, les chrétiens ainsi que les polythéistes ont été mises au grand jour et personne ni rien n’est venu jusqu’ici le contredire. L’alternative, c’est l’Islam. Pour cela, il suffit de considérer, avec un esprit ouvert et sincère, les versets suivants cités du Saint Qouran : “Lorsqu’On leur dit : “Conformez-vous à ce que Dieu a révélé “; ils répondent : “Non, nous suivons la coutume de nos pères“. Et si leurs pères ne comprenaient rien; Et s’ils ne se trouvaient pas sur la voie droite? “ .(S : 2 / V : 170).
“Lorsqu’On leur dit : “Venez à ce que Dieu a révélé au Prophète “; ils répondent : “l’exemple que nous trouvons chez nos pères nous suffit “. Et si leurs pères ne savaient rien? et s’ils n’étaient pas dirigés? “(S : 5/V : 104).

“Et si On leur dit : “Suivez ce que Dieu a révélé “; ils répondent : “mais non, nous suivrons plutôt les coutumes que nous avons apprises de nos ancêtres! Et si le démon les appelait au châtiment des brasiers? “
(S : 31 /V : 21).

Dans les trois versets susmentionnés qui apparaissent en trois lieux différents dans le Saint Coran, l’objection des incroyants a été réitérée, à savoir que leurs coutumes et traditions ancestrales sont non-conformes au nouvel enseignement qui leur est apporté. Là-dessus, le Saint Prophète leur répond : qu’en est-il si vos coutumes étaient mal inspirées? et si vos ancêtres étaient dans l’erreur?
S’il leur manquait la connaissance nécessaire et si le diable les avait séduit vers une impasse?
Ici, ils ont le choix entre le chemin ainsi pris et celui de la Vérité et de la Sagesse.
Concernant les gens du Livre, ceux détenteurs de Textes sacrés, le Saint Quour'an dit ceci :
“Ô gens du Livre, pourquoi êtes-vous incrédules envers les Signes de Dieu, alors que vous en êtes témoins?
Ô gens du Livre, pourquoi dissimulez-vous la vérité sous le mensonge? Pourquoi cachez-vous la vérité, alors que vous savez? “.(S : 3 / V : 70,71).
“Dis, Ô gens du Livre, pourquoi ne croyez-vous pas aux Signes de Dieu? Dieu est Témoin de vos actions.
Dis, Ô gens du Livre, pourquoi détournez-vous les croyants de la Voie de Dieu et voudriez-vous La rendre tortueuse, alors que vous êtes témoins? Dieu n’Est pas Inattentif à ce que vous faîtes “.(S : 3 / V : 98, 99).

Quant aux croyances populaires chez les juifs et les chrétiens, nous lisons ceci au Chapitre 5 - Versets 72 à 76 :
“Ceux qui disent : “Dieu Est Le Messie, Fils de Marie “, sont impies. Or, le Messie a dit : “Ô Fils d’Israël, adorez Dieu, mon Seigneur Est votre Seigneur “. Dieu Interdit Le Paradis à quiconque attribue des associés à Dieu. Sa demeure sera le Feu. Il n’existe pas de défenseur pour les injustes. “(Verset 72).
Oui, ceux qui disent : “Dieu Est, en vérité, le Troisième de Trois “, sont impies. Il n’y a pas de dieu qu’Un Dieu Unique. S’ils ne renoncent pas à ce qu’ils disent, un terrible châtiment atteindra ceux d’entre eux qui sont incrédules. (Verset 73).
Ne reviendront-ils pas à Dieu? Ne lui demanderont-ils pas pardon?
- Dieu Est Celui Qui Pardonne; Il Est Miséricordieux. (Verset 74).
Le Messie, Fils de Marie n’est qu’un prophète; Les (autres) prophètes sont passés avant lui. Sa mère était parfaitement juste.
Tous deux se nourrissaient de mets. Vois comment Nous leur expliquons les Signes. Vois ensuite comment ils s’en détournent. (Verset 75).
Dis : “Adorez-vous, en dehors de Dieu, ce qui ne peut ni vous nuire, ni vous être utile? “Dieu, Lui, Est Celui Qui Entend et Qui Sait tout” (V : 76).
Et du Chapitre Deux, Verset 111 : “Et ils disent : “à part les juifs ou les chrétiens, nul n’entrera au Paradis “. Tel, du moins, est leur espérance. Dis-leur : “apportez vos preuves, si vous dites vrai?”
Ce dernier verset vient réfuter une supposition non fondée des juifs et chrétiens de l’époque. Chaque tribu composant ces deux communautés croyait alors que le paradis lui était assuré. Le Saint Coran les détrompe d’une telle prétention et les met au défi de prouver ce qu’ils avancent. Lequel défi n’a jamais pu être relevé.
Au Chapitre cinq, versets 18 et 19, Le Saint Coran les exhorte en ces termes :
“Juifs et Chrétiens postulent : ‘ Nous sommes les enfants de Dieu et Ses bien-aimés ‘. Pourquoi sont - ils alors châtiés pour leurs crimes? Ils ne sont, eux aussi, que des créatures mortelles. Dieu Pardonne à qui Il Veut, et Il Châtie qui Il Veut. Car à Lui appartient le Royaume des Cieux et de la Terre et de tout ce qui se trouve entre les deux. Le retour final se fera vers Lui (verset 18).
Ô peuples du Livre, Nous vous Avons maintenant Envoyé Notre Messager, qui vient éclaircir pour vous après que Nous vous ayons Envoyé d’autres messagers. De sorte que vous ne puissiez dire : ‘ nul annonciateur de bonnes nouvelles, nul avertisseur n’est venu vers nous ‘. Mais voilà qu’un Annonciateur de Bonne Nouvelle, un Avertisseur est venu à vous. Dieu Est Puissant sur toute chose. (Verset 19).
Au verset précédent, le Saint Qouran condamne le postulat en question; Ils aimaient croire qu’ils étaient un peuple élu et que cette seule supposition pouvait les exempter de tout compte à rendre pour les péchés qu’ils pouvaient commettre. Devant Dieu, nous sommes tous égaux et il n’y a aucune préférence ni traitement spécial pour personne.
Dans le second verset, ils sont prévenus qu’un Messager leur a été envoyé avec des propos clairs et nets, ce après un laps de temps durant lequel il n’y eut pas de prophète (comme par le passé). Le dernier en date avait été Jésus-Christ qui fut élevé au Ciel par l’Intervention divine. Depuis, il n’y eut nul envoyé, jusqu’à l’arrivée du Saint Prophète de l’Islam f qui vint pour sceller la Prophétie divine et nous annoncer Son tout dernier Message. Après cela, toute supposition qu’il puisse y avoir d’autres prophètes constitue un apostat. Le Saint Coran nous avertit en même temps qu’un dernier Message nous est destiné à tous afin que personne ne prétende qu’aucun porteur de Bonne Nouvelle ne lui avait été envoyé. Le Messie qu’ils attendaient toujours était passé et les gens du Livre ne s’en sont pas aperçus.

“Et ils attribuent à Dieu des associés comme les djinns, bien que ceux-ci ne comptent que parmi les êtres que Dieu a Créés Lui-Même. Et, sans science aucune, ils Lui attribuent des fils et des filles. Gloire à Dieu Qui Est Au-dessus de toutes leurs vaines comparaisons. Créateur des cieux et de la terre, Dieu n’a ni conjointe, ni progéniture. Il Est Créateur de toute chose et Sait tout “.(Sourah; 6 / versets : 101 à 103).
“Les juifs ont dit : Uzaïr est fils de Dieu; Les Chrétiens ont dit : le Messie est fils de Dieu. Telle est la parole qui sort de leur bouche; Ils répètent ce que les incrédules ont dit avant eux. Que Dieu les anéantisse; ils sont si pervers “(Sourah : 9 / Verset : 30).
“Ils ont dit : ‘ Le Miséricordieux S’est Donné un Fils ‘. Vous avancez là une chose abominable. Peu s’en faut que les cieux ne se fendent à cause de cette parole; que la terre ne s’entrouvre! Ils ont attribué un fils au Miséricordieux; il ne convient au Tout-Puissant de se donner un fils. Tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre se présentent au Miséricordieux comme de simples serviteurs. Il les A Dénombrés; Il les A bien Comptés. Tous viendront à Lui, un à un le Jour de la Résurrection “.(Sourah : 19 / Verset 88 à 95).
“Ô vous, les hommes, une parabole vous est proposée; écoutez-la : ceux que vous invoquez en dehors de Dieu ne créeront jamais une mouche - même si tous s’unissaient. Et si la mouche leur enlevait quelque chose, ils ne pourraient le lui reprendre. Combien faible est celui qui demande et celui qui est sollicité. (Sourah : 22 / Verset : 73).
Nous voyons une réalité dont personne ne semble prendre conscience; réalité qui nous fait voir, en même temps, la faiblesse humaine. Ne peut-on voir que Seul Dieu Est Créateur?
Ne nous rendons-nous pas compte de nos propres limitations et de notre impuissance vis-à-vis l’immensité de l’Infini?
Comment, dès lors, osons-nous comparer l’Incomparable aux choses les plus insignifiantes?
“Dis : ne voyez-vous pas vos associés que vous invoquez en dehors de Dieu?
Montrez-moi ce que, de la terre, ils ont créé; ont-ils été associés à la création des cieux?
Leur avons-nous donné un livre qui leur permette de s’appuyer sur des preuves évidentes?
Non, les promesses que les injustes se font entre eux ne sont que duperies “.(Sourah : 35 / Verset : 49).
“Dis : Considérez ceux que vous invoquez en dehors de Dieu. Montrez-Moi ce qu’ils ont créé en fait de terre?
Ont-ils été associés à la création des cieux?
Apportez-moi un livre plus ancien que celui-ci, ou quelque trace de science si vous êtes véridiques “. (Sourah : 46 / Verset : 4).
Il fut ainsi demandé aux contemporains du Saint Prophète si ce qu’ils fabriquaient était comparable à la Création que nous avons devant nous et que nous pouvons contempler selon nos faibles moyens. Deuxièmement, il leur était demandé s’ils disposaient d’un Commandement divin qui les autorisait à s’adonner à l’idolâtrie ainsi qu’à d’autres pratiques d’origine douteuse. Et enfin si la forme de polythéisme auquel ils se livraient était sanctionnée par un décret de source bien inspirée. Malgré l’évidence même, les gens ont persisté dans leur errance.
“Tout homme goûtera la mort. Vous recevrez sûrement votre rétribution le jour de la Résurrection. Celui qui sera préservé du feu et introduit au Paradis aura trouvé le Bonheur. La vie de ce monde n’est qu’une jouissance éphémère et trompeuse “.(Sourah : 3 / Verset : 185).
“Que l’agitation des incrédules habitant ce pays ne te trouble pas, piètre jouissance éphémère. La Géhenne sera ensuite leur demeure : quel détestable lit de repos “. (Versets : 196, 197).
“Mais les jardins où coulent les ruisseaux sont promis à ceux qui craignent leur Seigneur. Ils y demeureront immortels; ils seront les hôtes de Dieu et tout ce que l’on trouve auprès de Dieu est meilleur, pour ceux qui sont bons “. (Verset : 198).
“Sans qu’ils ne disent : nous sommes abondamment pourvus de richesses et d’enfants; nous ne serons donc pas châtiés. (35)
Dis : Oui, mon Seigneur dispense et mesure Ses dons à qui Il Veut; mais la plupart des hommes ne savent pas. (36)
Ni vos richesses, ni vos enfants ne vous rapprocheront de Nous; à l’exception de ceux qui croient et qui font le bien. Voilà ceux qui recevront une double récompense en raison de ce qu’ils ont fait; ils vivront en sécurité dans les Salles du Paradis. (37); (Soùrah 34).
Les versets susmentionnés déterminent bien le concept de la vraie réussite par rapport à la faillite humaine. Dans sa conception bien matérialiste de ce qu’il appelle “réussite” ou“succès“ , l’homme s’en fait des idées illusoires. En ce monde, tout se mesure en termes d’argent ou d’influence; chacun rêve d’être à la tête d’un gouvernement, ou être en train de se forger un empire. On aspire à occuper un poste important, celui d’un haut officiel ou d’un juge; ou encore, celui d’un commissaire de police ou d’un général de l’armée et de pouvoir se contempler à la télé ou dans la presse. Tout ceci n’est qu’illusion; la vraie récompense, c’est le Paradis après la mort ou, tout au moins, le fait d’échapper aux feux de l’Enfer. Si on songe sincèrement à son sort, tous les biens de ce monde - le confort et le luxe purement matériels, les plaisirs bassement mondains, les pouvoirs et influences terrestres - tout ça n’est que vanité après quoi courent les pauvres gens qui négligent volontiers l’appel à l’Islam de peur d’avoir à abandonner ces préoccupations combien vaines et illusoires. Le Saint Coran nous avertit en des termes clairs et nets contre ces tentations qui ne nous mènent absolument nulle part. Tout ce qui s’appelle gains ici est voué à l’anéantissement - nous assistons à l’écroulement de ces rêves ici même; nous ferons mieux de nous soucier des biens de l’autre monde où seuls notre foi et bonne conduite peuvent nous être de quelque utilité.
Le Saint Qouran nous met en garde contre l’arrogance des soi-disant puissants ou ceux qui se disent avancés ici-bas; on les voit se déplacer sans cesse d’un bout de la terre à l’autre, diriger partout, dicter leur volonté à tout le monde, établissant leurs propres gouvernements sur lesquels ils croient exercer leur contrôle. Leur incroyance est seule responsable de leur comportement. Aussi ne devons-nous pas leur envier leurs vaines gloires.
La croyance populaire veut que les succès mondains soient interprétés comme étant un prélude au succès final et le bien-être dans l’autre monde; rien n’est plus puéril. D’autres pensent que l’abondance ici-bas ou la postérité est signe qu’on a la Faveur divine ou qu’on est sur la bonne voie. Le Saint Qouran nous détrompe à ce sujet et nous fait comprendre que l’avenir de l’homme ne peut être déterminé par ces signes externes. Ce sont autant de faveurs que Veut bien nous faire notre Seigneur afin d’éprouver notre foi en Lui; ce ne sont pas nécessairement des preuves de notre droiture. Dieu Donne à qui Il Veut et Retient à qui Il Veut sans que nous puissions nous servir de ces avantages comme prétexte pour supposer que nous soyons des élus. Le vrai mérite consiste à nous montrer digne de Sa Faveur, ce que nous ne pouvons faire qu’en nous efforçant à faire le bien et en raffermissant notre foi en Sa Miséricorde : “Celui qui recevra son livre dans la main droite dira :
“Voici, lisez mon livre; je savais que j’y trouverais mon compte”. Il jouira d’une vie agréable dans un jardin situé très haut et dont les fruits sont à portée de la main “. (Versets 19 à 23).
“Mangez et buvez en paix, en récompense de ce que vous avez accompli dans les jours passés “. (Verset 24).
“Celui qui recevra son livre dans la main gauche dira :
“Malheur à moi; si on ne m’avait pas remis mon livre, je ne connaîtrais pas mon compte. Hélas! Si seulement cette mort était définitive. Ma fortune ne m’a servi à rien et ma force a disparu! “( Verset 25 à 29).
“Saisissez-le, qu’on lui mette un carcan, jetez-le dans la fournaise, et liez-le ensuite avec une chaîne de soixante-dix coudées; il ne croyait pas en Dieu l’Inaccessible; il n’encourageait personne à nourrir le pauvre; il ne lui reste aujourd’hui aucun ami zélé, ni d’autre nourriture qu’un aliment fétide dont seuls les pécheurs se nourriront “.(S : 69/ V : 30 à 37).
Dans les versets ci-dessus, mention a été d’abord faite des justes qui sont fidèles à Dieu et à qui sera remis, le jour du Jugement, leur livre dans leur main droite, signe de leur succès et de leur Salut. Ce Salut, il le devront à leur probité et leur crainte juste. Ils auront passé leur vie terrestre en ayant constamment en vue les comptes qu’ils auraient à rendre le jour du Jugement dernier.
A côté d’eux, se trouveront ceux qui recevront leur carnet dans la main gauche et qui se trouveront en mauvaise posture, car ils sont destinés aux feux de l’Enfer. Ils reconnaîtront alors que tout leur pouvoir sur terre, leur influence et leur argent ne leur sont d’aucun secours. Ils réaliseront alors que les plus sensés sont ceux qui se préparent plutôt pour l’avenir, en évitant la voie sordide du péché pour prendre celle du Salut. Ce sont ceux qui se sont évertués, dans la voie de l’Islam, à faire le bien tout en persévérant dans le droit chemin.
Quant à leur récompense, par opposition à la pénitence des mécréants, elle est établie comme suit :
“Ne vois-tu pas ceux qui discutent des Signes de Dieu? Ils se sont écartés de Lui; ceux qui ont traité de mensonge le Livre et le Message de nos Prophètes sauront bientôt, lorsque, carcan au cou, ils seront traînés avec des chaînes dans l’eau bouillante et précipités dans les feux “.
(S : 40/ V : 69; 72).

“Nous laisserons ainsi les incroyants goûter un terrible châtiment et les récompenserons d’une punition pire que celle qu’ils projetaient; tel est le sort des mécréants : le feu de la Géhenne où ils séjourneront éternellement, car ils ont refusé de reconnaître Nos signes “.
“ Nous jetterons bientôt dans le feu ceux qui rejettent Nos Signes; chaque fois que leur peau sera consumée, Nous leur en donnerons une autre, afin qu’ils goûtent le châtiment. Dieu est en vérité, Puissant et Juste. Nous introduirons ceux qui croient et font le bien dans des jardins où coulent les ruisseaux; ils y demeureront à tout jamais, immortels; ils y trouveront des épouses pures. Nous les introduirons sous d’épais ombrages.
(Sourah : 4 / Versets : 56; 57).
“Le feu de la Géhenne est destiné aux incrédules; leur mort ne sera jamais décrétée; leur châtiment ne sera jamais allégé. Voilà comment Nous rétribuerons quiconque est ingrat. Là, ils crieront : ‘ notre Seigneur! Fais-nous sortir d’ici, nous ferons le bien, contrairement à ce que nous faisions autrefois. Ne vous Avons-Nous pas accordé une longue vie? Pour que celui qui réfléchit réfléchisse? L’Avertisseur est venu à vous. Goûtez donc le châtiment; il n’y a pas de secours pour les injustes“.
(S : 36/V : 36, 37).

“Voici la description du jardin promis à ceux qui craignent Dieu : il y aura là des fleuves dont l’eau est incorruptible, des fleuves de lait au goût inaltérable, des fleuves de vin, délices pour ceux qui en boivent, des fleuves de miel purifié. Ils y trouveront aussi toutes sortes de fruits et le Pardon de leur Seigneur. Ceux-là seront-ils semblables à celui qui demeure immortel dans le feu? à ceux qui seront abreuvés d’eau bouillante qui leur déchirera les entrailles? “. Soùrah 47 : verset 15.

“Voici deux adversaires qui se disputaient au sujet de leur Seigneur. Des vêtements de feu seront taillés pour les incrédules; on versera sur leurs têtes de l’eau bouillante qui brûlera leurs entrailles et leur peau. Des fouets de fer sont préparés à leur intention. Chaque fois que, poussés par la souffrance, ils voudront sortir de là, ils y seront ramenés : goûtez le châtiment du feu “.(Sourah : 22 / Versets 19; 22).

“Dieu introduira ceux qui auront cru et ceux qui auront accompli des œuvres bonnes, dans des jardins où coulent les ruisseaux. Là, ils seront parés de bracelets en or et de perles; leurs vêtements seront en soie. Ils ont été dirigés vers la Parole Excellente; ils ont été dirigés dans le Chemin de Celui Qui Est Digne de Louanges “. (Versets 23, 24).

“Ils diront encore : notre Seigneur, nous avons obéi à nos chefs, à nos grands, et ils nous ont écartés de la Voie droite. Notre Seigneur! Envoie-leur deux fois le châtiment; Maudis-les d’une grande malédiction “.
(Sourah : 33/ Verset : 67; 68).

“Dieu Dira : pénétrez dans le feu, auprès des communautés de djinn et d’hommes qui vous ont précédés. Chaque fois qu’une communauté entrera dans le feu, elle maudira sa semblable. Lorsqu’elles s’y retrouveront toutes, la dernière arrivée dira à la première : Notre Seigneur! voilà ceux qui nous ont égarés; impose-leur donc un double châtiment du feu. Dieu Dira : à chacun le double; mais vous n’en savez rien. La première dira à la dernière arrivée : “Vous n’avez aucun avantage sur nous; goûtez donc le châtiment mérité par vos actes”. (Sourah 7 : verset 38, 39).

POUR LE SAGE, une simple indication suffit.

Nous arrivons ici au terme de notre propos; à bon entendeur, Salut. Quant aux incrédules, des volumes ne suffiraient pas. A ceux qui maintiennent qu’ils préfèrent persévérer dans la voie qu’ils ont déjà entamée, nous suggérerons qu’ils révisent leur opinion au sujet de l’Islam, religion que nous avons étudiée en profondeur sans que nous puissions y trouver à y redire. Qu’ils y réfléchissent aussi, et ils verront aussi clairement que nous que c’est la seule voie envisageable vers le Salut éternel. Suivre un mode de vie uniquement parce que des générations l’ont fait avant nous n’est pas une garantie que ce soit l’idéal; nous le faisons simplement par habitude. Qu’on réfléchisse pour une fois à son avenir propre et, avant tout, à l’au-delà. Implorons le Très-Haut qu’Il nous éclaire et nous guide afin que nous puissions prendre la bonne décision. Cherchons Son Approbation et redoutons de Lui déplaire dans nos actes et nos pensées.
Pourquoi n’essaie-t-on pas de prier Dieu de la façon que le préconise l’Islam?
Peut - être alors sera-t-on édifié! La simplicité renferme la vérité et il n’y a aucun mystère autour de la religion lorsque celle-ci a été conçue pour guider l’humanité.
Disons-nous seulement que ce serait pure folie que de rejeter la vérité pour encourir la colère divine, et, risquer ainsi notre destinée et le sort qui nous est réservé dans l’au-delà. Ce serait une injustice flagrante envers soi ainsi qu’aux autres qui doivent suivre, tête baissée, dans le même sillage.
Cette modeste brochure n’a pas la prétention d’être un ouvrage complet, mais simplement un essai à l’intention de ceux qui veulent bien aborder l’Islam en tant que mode de vie. Plutôt qu’à la présentation sommaire, le lecteur voudra bien y voir la sincérité de notre démarche qui est seulement de stimuler la réflexion chez l’honnête homme. Loin de nous l’intention de provoquer une polémique; nous faisons ici un simple appel à la conscience individuelle. Libre à ceux qui rejettent notre point de vue, mais offrons quand même à ceux qui veulent bien nous écouter l’occasion d’en discuter. Que la Vérité triomphe.


A. S. I.
Saint-Denis (Réunion)

 

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