L’enseiqnement de l’Islam sur le porc
Question. Quel est l’enseignement de l’Islam au sujet du porc ?
Réponse. Le porc est absolument malsain, sa chair également est strictement
prohibé à la consommation. Allah a dit à différents endroits
du Saint Qour’ân «Vous sont interdits la bête morte, le sang, la
chair de porc...» (Sourate 5, v. 4)
Q. - Etant chrétien, je n ‘ai aucune difficulté à manger du
porc. Je me demande souvent pourquoi mes frères musulmans n ‘ont pas été
autorisés à goûter cette nourriture savoureuse, comme nous, chrétiens,
le faisons.
R. - Cette question est quelque peu étonnante, car, selon les Ecritures, même
les chrétiens ne sont pas autorisés à manger du porc!
Q. Comment pouvez-vous dire cela ?
R. – Eh bien regardons ce que dit la Bible au sujet du porc «Vous ne mangerez
pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts ; vous les regarderez
comme impurs». (Lévitique ir, 7-8). Le même commandement est repris
par le Deutéronome (XIV, 8). Le révérend W.K. Lawther Clarke
dit dans son «Commentaire concis de la Bible» («Concise Bible Commentary»,
Fub. S.P.C.K., 1952), commentant ces passages : «Les lois furent inculquées
et obéies car elles incarnaient la volonté divine» (p. 871).
Le docteur E.A. Widmer cite, dans son article «Porc, Man and Disease»,
ce qui suit «Le porc, bien qu’étant un des aliments les plus communs,
est un des plus néfastes. Dieu avait interdit aux Hébreux de manger
la viande de porc, non pas simplement pour affirmer son autorité, mais parce
que ce n’était pas un aliment sain pour l’homme».
Q. - Eh bien ! ces révélations sont très intéressantes.
Pouvez-vous, s’il vous plaît, donner sur ces questions plus de références
d’Ecritures chrétiennes ?
R. – Oui, vous pouvez voir le commentaire sur le mot «porc» dans «The
Westminster Dictionnary of the Bible» et qui est très clair. En voici
un extrait «Le porc était un animal officiellement impur... Il est sale,
il ne refuse pas de manger abats et charognes, et la consommation de sa viande dans
certains pays chauds est supposée causer des maladies de la peau. Les Arabes
ne pratiquaient pas son élevage et il était considéré
comme impur par les Phéniciens, les Ethiopiens et les Egyptiens... Pour les
juifs, la viande de porc était abominable, le porc était l’emblème
de la saleté et de la grossièreté. Cependant, le porc s’est
introduit dans les festins idolâtres des juifs dégénérés
(Isaïe 65, 4-66, 17). Sous le règne d’Antiochus Epiphane, commander à
un juif d’offrir ou de goûter de la viande de porc était un moyen utilisé
pour déterminer sa fidélité à la religion de ses pères
ou pour déterminer s’il était disposé à accepter le culte
introduit par ses conquérants. Mais beaucoup de juifs affectèrent les
moeurs grecques et Jean Hyrcan trouva sage de publier un édit afin que personne
ne garde de porc. «Au temps du Christ, un grand troupeau de porcs passait dans
le Décapolis (Marc V,11-1 3), région colonisée par les Grecs
où le porc était hautement estimé comme aliment. Il n’y a aucune
raison de supposer que les juifs possédaient de ces porcs-ci ou de ceux que
nounissait le fils prodigue dans un lointain pays (Luc 15, 15)» (p. 584-585).
Des exposés similaires peuvent être trouvés dans presque tous
les dictionnaires bibliques -
Q. - Merci beaucoup. Mais j’ai remarqué que toutes ces citations sont tirées
de l’Ancien Testament et sont relatives aux juifs. Nous, chrétiens, aimerions
savoir quel fut l’enseignement de Jésus à ce sujet.
R. - Eh bien ! j’allais y venir. Vous voyez, quelqu’ait été l’enseignement
de l’Ancien Testament, l’enseignement de Jésus fut le même. Il dit clairement
que les lois de l’Ancien Testament devaient être obéies sans changement
«Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes
; je suis venu, non pour abolir, mais pour accomplir. Car en vérité
je vous le dis, tant que le ciel et la terre ne s’effaceront point, il ne disparaîtra
pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout
soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements
et qui enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus
petit au Royaume des cieux». (MatthieuV. 17-19).
Q. - Je me souviens avoir lu cette parole dans l’Evangile plusieurs fois. Parfois,
je me demandais pourquoi Jésus insistait tant là-dessus...
R. - C’était parce qu’après son ascension quelques-uns de ses disciples
dénonceraient la loi. Jésus lui-même obéit fidèlement
à la loi. Ce fut seulement après son départ de ce monde que
Saint-Paul, énergique orateur, ex-persécuteur des chrétiens,
et membre de l’«élite» de la société, qui, prenant
à coeur la civilisation grecque «avancée» (comme beaucoup
de gens de nos jours s’enorgueillissent d’être occidentalisés), détermina
les chrétiens illettrés et d’esprit simple à abandonner la loi.
Le fait qu’il n’ait lui-même jamais rencontré Jésus, et que ceux
qui s’opposèrent à lui étaient de fidèles compagnons
du Christ, est très révélateur. Saint-Paul dénonça
la loi en disant que «la loi produit la colère et là où
il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression» (Rom., IV,
15).
Q. - Cette logique me semble fort convaincante.
R. - Eh bien ! Si vous êtes réellement convaincu par ce raisonnement,
alors vous verrez qu’il en découlerait que toutes les législations
seraient abolies et tous les tribunaux fermés. Ainsi, il n’y aurait plus de
criminel puisqu’il n’y aurait aucune loi à transgresser! C’est un raisonnement
au mieux “enfantin”, au pire “démagogue”.
Q. - Je ne pense pas que quelque gouvernement chrétien soit enchanté.
par cette suggestion. Mais, dites-moi, comment Saint-Paul abrogea la loi ?
R. – Il déclara «Je sais et je suis persuadé par le Seigneur
Jésus que rien n’est impur en soi et qu’une chose n’est impure que pour celui
qui la croit impure». (Rom., XIV, 14).
Q. - Eh bien ! Je pense que cela résout bien le problème.
R. - Non. Au contraire, cela crée plus de problèmes que cela n’en résout.
Voyez-vous, si c’était cela que Jésus avait destiné à
être le principe du christianisme, pourquoi ne l’avait-il pas déclaré
quand il était avec ses disciples en ce monde ? Pourquoi recommande-t-il l’immuabilité
de la loi mosaïque ? Saint-Paul voulait-il que les gens croient que Jésus
n’était pas sincère dans ses déclarations ? Nous, musulmans,
ne pouvons le croire. De même pour les chrétiens, l’action a plus d’importance
que les mots.
Q. Je dois admettre que vous venez de marquer un point important. Je suis d’accord
maintenant que selon le christianisme originel, le porc fut et demeura interdit.
Mais, à franchenient parler, je ne trouve rien de mal en ce qui concerne la
viande de porc.
R. J’espère que vous n’êtes pas de ceux qui pensent que singer la culture
occidentale est la preuve d’un esprit éclairé. En dirigeant les principes
alimentaires des enfants d’Israël et, par la suite, des musulmans, Dieu destinait
ces règles à être une source de bienfaits continuels pour l’humanité.
La transmission de certaines maladies, comme l’a établi la recherche médicale
moderne, serait une justification adéquate pour cette ancienne loi.
Q. - Mais cette «transmission de maladies» n ‘est pas due uniquement
à la viande de porc. Même la viande de boeuf et la viande de mouton
contiennent quelques germes pathogènes.
R. - Eh bien! Pourquoi limiter votre argumentation au boeuf et au mouton ? Nous savons
que même les légumes contiennent des germes infectieux. Mais le fait
est que la viande de porc est celle qui contient le plus de germes parmi toutes les
sortes de viandes connues par l’humanité. Plus nous apprenons à ce
sujet et plus nous la redoutons.
Q. - Pouvez-vous nommer quelques-uns de ces germes auxquels vous venez de faire allusion?
R- - La liste suivante montre des germes ou parasites qui se trouvent dans la viande
de porc. Beaucoup d’entre eux sont contagieux, d’autres sont mortels. Ceci prouve
une fois de plus que plus la science progresse, plus l’Islam fait la preuve de son
exactitude à beaucoup d’égards.
L’actuelle science de la parasitologie cite un protozoaire cilié, le ver solitaire
du porc et la trichine, ver parasite, connus comme causant d’importantes maladies
que le porc partage avec l’homme. (à suivre)
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