Chapitre 2
Peut-on authentifier le message révélé, le Coran?
1) Le messager: Mohammad (Pbsl)
La Bible et les prophéties sus évoquées n’étaient pas connues
des arabes et à fortiori de Mohammad (pbsl), car non traduites en arabe jusqu’à
l’an 1000. Donc, aucun livre saint (Thora ou Évangiles) n’existait en arabe.
Ce n’est que 400 ans après l’avènement du prophète qu’ils furent adaptés
en arabe.
Par ailleurs aucune source historique ne mentionne la présence en Arabie, de
la Thora complète (Ancien Testament) ou des Evangiles, parmi la minorité
juive et chrétienne. Car il faut savoir que ces écrits n’étaient pas
alors exactement sous la forme d’un livre...Les rouleaux de peaux contenant l’ensemble
de ces écrits prendraient le volume d’une chambre! Et c’est un fait que cela
se saurait et aurait été rapporté ailleurs. Et si Mohammad (pbsl)
fréquentait de tels endroits ou érudits bibliques, TOUS ses détracteurs
-de tout temps- auraient démontré son imposture, à commencer par les
juifs et les chrétiens de son époque! Élémentaire.
Pour ces raisons, et bien d’autres non développées ici, nul ne peut soutenir
que 1) Mohammad (pbsl) s’est inspiré de la Bible, 2) le message coranique fut
adapté par Mohammad (pbsl) pour se conformer à des prédictions bibliques.
Par ailleurs, le message coranique révélé à Mohammad (pbsl) est
le même que celui que l’ensemble des corans en arabe de nos jours, de Dakar
à Moscou, de la Mecque à Dallas, de Tunis à Pékin.
Il n’y a donc pas eu de changements au message coranique postérieurement à
Mohammad: cela est historiquement reconnu. C’est un fait, qu’avec le Coran, les musulmans
disposent d’un texte dont l’authenticité est reconnue, et ce, même par
leurs pires ennemis. Cela leur donne quand même un certain degré de quiétude
et d’assurance.
Je vous prie de tenir compte de tout cela à la lecture de ce qui suivra.
Qui est Mohammad (pbsl)?
Mohammad (pbsl), né en Arabie en 570 de l’ère chrétienne, fut
très rapidement orphelin, et élevé par son grand-père puis par
son oncle. Il exerça les métiers de berger, caravanier, marchand, entre
autres. Jusqu’à l’âge de 40 ans il n’y avait rien qui puisse notablement
le distinguer des autres arabes, si ce n’est qu’il était reconnu pour sa droiture,
sa piété, son honnêteté et son amour de la vérité.....
Bref, rien de bien transcendant, et lui-même d’ailleurs n’avait, selon les historiens,
jamais fait état, jusqu’alors, d’une ambition particulière ou hors du commun.
Illettré, il l’était, illettré il le fut, sa vie durant.
A cela, de célèbres orientalistes répondent, que “le prophète
n’était pas illettré, donc le soit-disant miracle coranique l’est beaucoup
moins. Le prophète a été déclaré illettré pour magnifier
le Coran.”
Ces arguments à première vue solides, avancés par de “grands orientalistes”
et autres docteurs en islamologie et en divinité, semblent donc dénier
au Coran tout caractère miraculeux.
“Le Coran, lecture par excellence, révélé dans une langue pure à
un homme illettré d’entre les arabes”. Ce message est souvent répété
dans le Coran (ex. S7V158, S29V48), pour justement montrer aux arabes, amoureux de
la poésie, de l’éloquence, le caractère miraculeux du Coran. Un illettré
les surpassait!
Car, que faisait donc Mohammad (pbsl) de ces révélations? Comme cela lui
a été recommandé, pour prêcher, il les récitait partout
à tout le monde, dans l’enceinte sacré de la Kaaba, dans les marchés,
bref à tous ces concitoyens idolâtres qui l’ont connu pendant ses 40 premières
années où il fut un personnage respecté.
Alors, s’il n’était pas connu pour être illettré, et qu’il savait
donc lire et écrire (admirablement) l’arabe, et qu’il répète inlassablement:
je suis illettré et j’ai reçu ceci ou cela venant d’un Dieu dans le ciel.
On lui aurait dit qu’il devient fou, qu’il ne sait plus ce qu’il dit. Et surtout,
surtout, PERSONNE ne l’aurait jamais cru, et surtout pas ses proches (qui furent
les premiers convertis!). Or on sait qu’en seulement 23 ans il a pu réunir sous
la bannière de l’Islam un peuple insoumis et toujours en guerre entre eux.
Logique élémentaire qui échappe, manifestement, à ces orientalistes!
Ceci dit, Mohammad (pbsl) ne sachant ni lire, ni écrire; quelle serait la tentation
“naturelle” d’un tel leader? La tentation d’un “imposteur” illettré dirigeant
une large communauté de personnes?
Il serait tenté de ne jamais encourager les gens à rechercher le savoir,
à former leur intelligence: car ses ordres d’illettré pourraient être
contestés! “Ses lacunes” pourraient hypothéquer sa qualification à
diriger. Que fit-il donc? Son”trône” ou le savoir au peuple?
Il a recommandé fermement à chaque musulman de:
-rechercher le savoir du berceau au cercueil.
-de rechercher le savoir, même jusqu’en Chine s’il le faut.
Il a dit que le conseil d’un érudit vaut plus que la prière de 1000 personnes.
Il libérait les prisonniers de guerre qui avaient appris à lire et à
écrire à des musulmans. Il s’agit-là de l’Histoire, de faits établis.
Et, je ne relève pas là, les innombrables exhortations, dans le Coran,
à rechercher le Savoir, pour la promotion même de l’Homme.
Son Savoir d’illettré, à lui, provenait de Son Créateur et sa seule
obligation était de le proclamer et de l’implémenter dans sa vie.
C’était là toute son ambition: signe distinctif des messagers de Dieu.
Il a institué un prélèvement obligatoire sur les richesses (la Zakaate)
pour les redistribuer aux croyants pauvres, tout en s’excluant, par décret,
lui et sa descendance des bénéficiaires possibles de cet argent collecté!
Drôle d’imposteur! Il a toujours voulu rester pauvre, et il est mort pauvre
sur son lit de feuilles de dattiers desséchées, sans palais, sans valet,
sans garde du corps, portant des vêtements par lui réparés, des chaussures
par lui recousues. Lui, Mohammad (pbsl), suzerain alors de toute l’Arabie, révéré
à l’extrême par ses fidèles prêts à mourir pour lui. Lui,
Mohammad (pbsl), fondateur d’un empire qui allait bientôt s’étendre sur
la moitié du monde alors connu et qui tenait un levier qui allait faire trembler
le monde! Ainsi fut Mohammad (pbsl) Bin Abdallah.
Mais je préfère laisser à quelques historiens, écrivains, voire
missionnaires chrétiens vous donner leur jugement sur l’homme.
“Je l’ai étudié -le merveilleux homme- et à mon avis, loin d’être
un anté-christ, il mérite le titre de sauveur de l’humanité.”
Georges Bernard Shaw dans “The genuine Islam”, vol I, N° 81936
“Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens et l’immensité du résultat
sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un
grand homme de l’histoire moderne à Mahomet?”...”Philosophe, orateur, apôtre,
législateur, guerrier, conquérants d’idées, restaurateur de dogmes
rationnels, d’un culte sans images, fondateurs de vingt empires terrestres et d’un
empire spirituel, voilà Mahomet!
A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut
plus grand?”
Alphonse de Lamartine, “Histoire de la Turquie”, Tome I, Livre premier, XCV, Paris
1854, pp 277/280.
“...sans armée, sans garde du corps, sans palais, sans revenu; si aucun homme
avait le droit de dire qu’il régnait de par le droit divin, c’était bien
Mohammed, car il détenait tous les pouvoirs sans ses instruments, ni son soutien.”
Révérend R. Bosworth Smith, “Mohammed and Mohammedanism, Londres 1874,
p 92 - Ed. française “Mahomet et le Mahométisme”, 1946.
Je pourrais citer Nietzsche, Gœthe, Ghandi, Edouard Gibbon, Gustave Le Bon, etc...Mais
je risquerais de vous lasser, amis lecteurs.
Je préfère vous laisser juge par rapport à ce que vous saviez de lui.
Son peuple
Ses contemporains arabes, étaient négligés par tous, délaissés
comme barbares aux mœurs barbares: idolâtres, en guerre tribale permanente,
portés sur le vin, les jeux, le sacrifice humain, l’adultère, etc. Bref,
ces fils d’Ismaël (p), avaient atteint un état de grande déchéance
morale, et personne “ne pensait pouvoir en faire grand chose”. Et, surtout, eux-mêmes,
ils n’attendaient aucun sauveur ni messie, contrairement à d’autres peuples.
Du fin fond de cette Arabie oubliée par l’Histoire, advint alors un événement
qui allait changer le cours de l’Histoire, un événement qui allait changer
la face du monde.
L’Arabie et son environnement
Protégée par ses larges étendues désertiques et stériles
(...les voies de Dieu étaient alors encore impénétrables...), aucune
des grandes puissances d’alors ne s’étaient intéressées sérieusement
à l’Arabie.
Si l’on aurait demandé à quiconque de cette époque, quelles étaient
les chances de succès de la nouvelle religion, l’on vous répondrait par
un sourire suffisants, voire un fou-rire.
Car à l’époque personne n’accordait la moindre chance à cette “petite
secte” issue d’un petit peuple barbare. Il faut dire qu’alors:
- L’Egypte était chrétien
- Le Soudan était chrétien
- L’Abyssinie était chrétienne
- Le Yémen était chrétien
- La Lybie était chrétienne
- L’Irak était chrétien
- La Syrie était chrétienne
Prenez une carte de géographie, vous comprendrez!
Cependant, malgré cela, et malgré l’énorme disproportion des forces
(dire que d’honorables “auteurs” avancent que l’Islam s’est propagé par la force!),
en l’espace de quelques années, et sachant que la force permet des conquêtes,
pas des conversions:
- L’Egypte embrassa l’Islam
- Le Soudan embrassa l’Islam
- L’Abyssinie embrassa l’Islam
- Le Yémen embrassa l’Islam
- La Lybie embrassa l’Islam
- L’Irak embrassa l’Islam
- La Syrie embrassa l’Islam
Et même si ces pays furent, à un moment donné, à nouveau conquis
par l’impérialisme colonial, le peuple, lui, jamais, ne renia l’Islam.
2) Le Message: Le Coran
Un jour que Mohammad (pbsl) s’était retiré sur les hauteurs de la Mecque,
comme il en avait pris l’habitude chaque année, pour fuir cet environnement,
il vit un ange qui lui dit: “ IKRA ! ” - Lis !
Il répondit: “Je ne sais pas lire!” (arabe: “ma ana biqâ ri”)
L’ange, à nouveau lui dit: “Lis !”
Et il répondit encore: “Je ne sais pas lire!”
L’ange le serra alors très fort et lui dit: “Lis ! Au nom de ton Seigneur...”
Mohammad (pbsl) comprit alors qu’il s’agissait de réciter, de proclamer, autres
sens du mot ikra. Il a alors répété mot à mot ces premières
phrases de la toute première révélation:
Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,
qui a créé l’homme d’une adhérence.
Lis! Ton Seigneur est le très Noble
qui a enseigné à l’homme, par la plume,
ce qu’il ne savait pas.
Alors quoi?
Qu’y a t‘il de si extraordinaire là-dedans? Il a peut-être rêvé!
Soit. Mais Mohammad (pbsl) est soit l’un ou l’autre - un imposteur ou un véritable
messager de Dieu - il ne peut être les deux à la fois.
La narration elle-même diffère de nos habituels “il était une fois
“ etc...Ici, elle commence par “Lis”, et cette sourate n’est pas au début du
Coran comme l’on pouvait s’y attendre, mais c’est la Sourate96!
Les questions à se poser sont les suivantes:
- Quel est sa motivation? Veut-il se prétendre prophète de Dieu?
- Pourquoi, alors, nous parle t‘il de lecture, d’écriture, d’apprendre, de savoir?
- Pourquoi nous parle t‘il de plume (symbole du Savoir)?
- Cela vous semble t‘il correspondre à une quelconque structure logique de pensée?
De motivation?
- Ce message semble t‘il répondre, ou, correspondre à un quelconque besoin,
à un quelconque intérêt, à une quelconque préoccupation
de son peuple?
- Est-ce là, la meilleure façon d’approcher ces arabes barbares dont les
centres d’intérêt sont ailleurs, dans le vin, la guerre, ou la débauche?
Alors pourquoi? Pourquoi aurait-il agit ainsi s’il voulait annoncer à son peuple
idolâtre qu’il n’y a qu’UN Dieu? Qu’il est dans le ciel, que moi, Mohammad (Pbsl),
celui que vous avez connu, je suis maintenant Son messager?
Cela n’a pas de sens, sauf....
La suite nous dira pourquoi.
Notez bien qu’incidemment, Mohammad (pbsl), accomplit lors de cette première
révélation, la prophétie biblique d’Isaïe (voir chapitre un).
Puis, après cette expérience, il court chez lui, où il se réfugie,
tout effrayé, tremblant et fiévreux, dans les bras de son épouse.
Vous semble t‘il logique qu’un imposteur, s’il le fût, agisse de la sorte?
Est-ce que les imposteurs agissent de la sorte?
Et ensuite pendant les 23 années suivantes, lui furent révélés
d’autres versets. Ces versets étaient à chaque fois consignés par
écrit et appris par cœur par ses compagnons. Une double conservation, sous le
contrôle de l’envoyé de Dieu, Mohammad (pbsl) lui-même. Chaque année
pendant le mois de Ramadan, Mohammad (pbsl) récitait de mémoire l’intégralité
du texte alors révélé (et il l’a fait deux fois lors du dernier Ramadan
de sa vie), ce qui permettait à ses compagnons de corriger d’éventuelles
fautes dans leurs copies. Cette tradition s’est perpétuée jusqu’à
nos jours, et durant chaque mois de Ramadan, depuis la mort de Mohammad (pbsl), dans
toutes les mosquées du monde, le Coran est intégralement récité
de mémoire par ceux qu’on appelle les “hafeez ul Qur’aan” (gardiens du Coran).
Et à ce jour, il y a dans le monde environ un million de musulmans qui connaissent
par cœur le Coran. Cette double méthode de conservation et de contrôle
(une méthode corrigeant l’autre), nous garantit la parfaite authenticité
du texte coranique, de sa révélation à ce jour. La mission de Mohammad
(pbsl) était de rétablir la pureté du message de Dieu, tout en lui
donnant un caractère d’inaltérabilité afin de garantir sa pérennité
pour les générations à venir. Qui peut contester le succès de
cette mission-là?
Car le messager, celui qui a reçu ces révélations, a lui-même
authentifié tous les versets du Coran actuel, de son vivant: chaque consonne
et chaque voyelle (oui, oui)! C’est un fait unique dans l’histoire de toutes les
religions révélées, et que même les plus sérieux adversaires
de l’Islam ne contestent. Mohammad (pbsl) ne fut ainsi qu’un messager, transmettant
non ce qui vient de lui, mais ce qui vient de Dieu. Il l’a répété
sa vie durant.
Le Coran, très brièvement, est un livre qui choque invariablement ses lecteurs
qui le découvrent: on n’y trouve AUCUN des repères humains habituels. Le
nom des proches de Mohammad (pbsl) n’y sont pas cités, les noms des lieux sont
forts rares: ce n’est ni un livre d’histoire, ni une biographie de Mohammad (Pbsl).
Chaque évocation des prophètes antérieurs, chaque rappel des forces
de la nature, du moindre événement “naturel”, sert de trame pour faire
appréhender au lecteur une morale, ou les pouvoirs du Créateur, de la relativité
du facteur temps, voire de notre vie terrestre. L’événementiel y est exprimé
comme un moyen, et non une fin; qui elle, reste la morale. La lecture, d’une bonne
“traduction”, est une expérience que chacun, musulman ou non, doit expérimenter.
Ce Coran donc, révélé à Mohammad (pbsl) sur 23 ans, traite de
chaque aspect de notre humanité, guide l’homme vers toute la vérité,
nous donne, à nous, êtres humains, la solution à nos problèmes,
comme prédit par Jésus (p) lui-même:
“le Paraclet, l’Esprit, le Saint vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir
de tout ce que je vous ai dit .” (Jean 14:26)
“J’ai encore bien des choses à vous dire mais vous ne pouvez les porter maintenant;
lorsque viendra I’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la
vérité toute entière.” (Jean 16:12/13)
Sur des bases ne résistant à aucune analyse, les uns disent que l’esprit
de vérité dont parle Jésus (p) fut le Saint-Esprit, 3è tiers
de la Trinité, donc dieu Lui-même, annoncé par son 2è tiers
(Le Fils), ou encore selon les autres il serait la force active de Dieu. Je veux
bien. Il leur faut alors conclure que Dieu, ses composantes ou sa force active aient
menti, car il est dit aussi dans le même livre de la même Bible que l’esprit
de vérité vous enseignera toutes choses, que l’homme ne pouvait alors porter.
Les Témoins de Jéhovah qualifient le paraclet comme “la force active de
Dieu”. Il convient de savoir qu’un attribut n’existe que par l’existence de celui
dont il émane, et n’a aucune indépendance.
Mais la question qui reste alors posée: où sont-elles ces nouvelles choses,
cette “toute vérité”? Où sont elles, ces promesses, et toutes ces
promesses, de Jésus (p)?
Peut-on, aujourd’hui, après 2000 ans, me citer une seule nouvelle vérité?
Une seule solution nouvelle, qu’aurait apporté le Saint-Esprit à l’humanité,
solution qui n’existait pas à l’époque de Jésus (p), et ce, comme
promis par Jésus (p)? J’essaie de comprendre.
Jésus (p) a dit “toute la vérité”, “en toutes choses”, toute veut
dire en simple français: plus qu’une seule. Je ne veux qu’une seule solution,
à ces principaux problèmes de l’humanité, apportée par le Saint-Esprit/Paraclet:
- l’alcoolisme
- le racisme
- les jeux du hasard (avec mise)
- la prostitution
- le crime
- la drogue
- le divorce
- le surplus de femme
- l’homosexualité
Cependant, si on retient l’hypothèse que Mohammad (pbsl) était celui qui
fut annoncé par Jésus (p), si on retient que Mohammad (pbsl) a bien été
celui qui “ne parlera pas de son propre chef mais dira ce qu’il entendra”, alors
on constate que le Coran, la révélation à Mohammad (Pbsl), nous apporte
les solutions promises par le Christ, et ce, à chacun des problèmes sus
évoqués.
Et cela, après une simple analyse superficielle. Mais le Coran peut beaucoup
plus encore. Remplissant en cela les prophéties de Jésus (p).
Revenons maintenant à “l’esprit de vérité”.
Jésus (p) a dit aussi que l’esprit de vérité le glorifiera. (Jean
16:14)
Mohammad (pbsl) l’a t‘il fait?
Oui. Et de façon sublime. Il l’a fait tant et si bien que de nos jours, sur
la seule attestation du Coran plus d’un milliard trois cent millions de musulmans
croient en l’avènement de Jésus (p), le respectent comme un grand messager
de Dieu, croient en sa naissance miraculeuse, croient qu’il a guéri des aveugles
par la permission de Dieu, et que, par la permission de Dieu, il a ressuscité
des morts. Aucun musulman n’est musulman s’il ne croit pas en Jésus (p), ou
en Moïse(p), ou en Abraham(p).
Le Coran a lavé Jésus (p) de toutes les calomnies des pharisiens (érudits
juifs), a élevé Marie, sa mère au rang de purifiée.
Les musulmans sont-ils hypocrites? Ou veulent-ils plaire aux chrétiens, eux
“les ennemis du Christ”? Pour “un retour d’ascenseur”?
Rien de tout cela. Le Coran a réellement confirmé la mission divine du
Messie Jésus (p). Exactement comme l’avait prophétisé Jésus (p):
“Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père, L’
Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même
témoignage de moi” (Jean 15:26). Puis en Jean 16:9, Jésus (p) annonce que
le Paraclet confondra ceux qui ne croit pas en lui.
Mais voyons plutôt en quels termes cette confirmation de Jésus (p) et Marie
a pris forme.
Confirmation de Jésus (p) et Marie
(Coran S3V42 et suivants)
42. (Rappelle-toi) quand les Anges dirent: «Ô Marie, certes Dieu t’a élue
et purifiée; et Il t’a élue au-dessus des femmes de toutes les nations.
43. «Ô Marie, obéis à Ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi
avec ceux qui s’inclinent.
45. (Rappelle-toi) quand les Anges dirent: «Ô Marie, voilà que Dieu
t’annonce une parole de Sa part: son nom sera «al-Masiha (messie) «Issa»
fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés
de Dieu».
46. Il parlera aux gens au berceau et il sera du nombre des gens de bien.
47. - Elle dit: «Seigneur! Comment aurais-je un enfant alors qu’aucun homme
ne m’a touchée?» «C’est ainsi» dit-Il. Dieu crée ce qu’Il
veut. Quand Il décide d’une chose Il lui dit seulement: Sois. Et elle est aussitôt.
Chacun appréhende aisément ces termes élogieux utilisés pour
annoncer et confirmer la naissance miraculeuse de Jésus (p).
Mais ils font beaucoup plus, car la question est:
Ces mots sont-ils de Mohammad (pbsl), bin Abdallah, bin Muttalib ?
Ceux qui péremptoirement le soutiennent, ne verront alors aucun inconvénient
à ce qu’on les soumettent à une analyse, de façon à prouver l’œuvre
de mystification de Mohammad (pbsl), prouver son imposture.
Faisons pour cela appel à la simple logique humaine, à une psychologie
triviale, et non à une interprétation “mystico-socialo-intello-apologético-analytico-islamique”.
Non: exercice d’exégèse simple, à la portée de tous, et non d’une
élite.
Situons bien le contexte que nous voulons étudier: Mohammad (pbsl) se dit “envoyé
de Dieu”. Du même Dieu qu’adorait Abraham(p), Moïse(p), Jésus (p)
et tous les prophètes véridiques antérieurs.
Il s’adressait à son peuple, arabes idolâtres, qui se moquait de lui. La
faible minorité juive et chrétienne de la Mecque aussi se moquait de lui.
Ces versets ci-dessus sont-ils, donc, une création de Mohammad (pbsl)?
Tous les historiens nous disent que la structure de la société arabe d’alors
était d’essence purement tribale. La tribu prime. Mohammad (pbsl) est arabe,
son peuple est arabe, pas indien ni chinois. Et il dit que Marie, une juive, a été
élue et choisie parmi les femmes de toutes les nations. Les juifs ont toujours
méprisé les arabes comme des fils d’esclave -référence à
leur ancêtre Ismaël(p), fils qu’Abraham(p) a eu avec Hagar “sa servante”
(Paul aussi se moque de cela, dans la Bible en Galathes 4:21/30). D’où le terme
“hagariens” souvent attribué aux arabes. Ils les regardent de haut depuis 3000
ans. Mohammad (pbsl) donc provoquerait inutilement ses concitoyens? C’eût été
plus logique de dire que sa mère, ou sa femme, ou sa fille, ou au moins une
arabe soit la meilleure femme !
Si Mohammad (pbsl) n’était, comme le martèle “certaines” littératures
en vente libre, qu’”un imposteur, meurtrier, bandit, pillard”, et bien d’autres douceurs
de ce genre, alors il faut pouvoir expliquer pourquoi, à un “vulgaire imposteur”
arabe, pour lui, la meilleure des femmes ne serait pas la sienne, ou sa mère,
ou de sa tribu? Pourquoi l’a t’il choisie juive, d’une nation qui les méprise,
eux les arabes?
Ces paroles ne pouvaient que renforcer et les juifs et les chrétiens!
Non. Cela ne relève d’aucune logique humaine.
Il n’avait pas le choix. Ni des mots, ni des faits relatés. Là est l’évidence,
que l’objectivité nous force d’admettre.
Rappelez-vous de la prophétie de Jésus (p): “Car il ne parlera pas de son
propre chef mais il dira ce qu’il entendra “ - Jean 16:13
Si l’on soutient que Mohammad (pbsl) n’a fait ici, ou ailleurs, que preuve de génie
ou d’esprit de prosélytisme ou d’ouverture, en essayant de gagner à lui
la faible minorité chrétienne ou juive de la Mecque ou de Médine.
J’accepte qu’on puisse lui dénier la qualité d’envoyé de Dieu. Mais
même ses pires ennemis lui reconnaissent un esprit de génie. Alors il leur
faudra m’expliquer la logique qui veut que pour ce génie, il soit plus “judicieux”
de se mettre à dos la vaste majorité, son peuple, sa tribu, dans l’espoir
d’un hypothétique(!) ralliement de la minorité. Le fin stratège qu’il
était, aurait certainement trouvé mieux! Quand bien même que cela
aurait marché, les arabes et les juifs n’auraient vu alors dans cette nouvelle
religion qu’une nouvelle secte chrétienne. “Une de plus”, diraient-ils.
Le fait est que cela défie la logique humaine.
La naissance de Jésus (p) est aussi décrite dans la sourate (chapitre)
intitulée “Marie”(Sourate 19). Ici donc vous avez déjà une idée
de la mise en valeur de la mère de Jésus (p): un chapitre entier du livre
sacré des musulmans porte le nom de Marie en l’honneur de la mère de Jésus
(p)! Je me demande combien de chrétiens savent cela? A l’opposé, dans aucun
des 73 livres de la Bible catholique ou 66 livres de la Bible protestante, on ne
trouvera cela. Pas un livre, ou même un chapitre ne porte son nom: il y a Génèse,
Samuel, Malachie, Osée, Marc, Luc, Actes, Galathes, Romains, mais point de Marie.
Dans le Coran, que plus d’un milliard de musulmans lisent, et embrassent, par respect
comme paroles divines, Il n’y a pas le nom de la mère de Mohammad (pbsl) mais
celui de la mère de Jésus (p)! On y trouve point trace de la naissance
de Mohammad (pbsl) mais de celle de Jésus (p)! C’est fantastique. Mais nullement
curieux, car il n’y eut jamais de doute sur l’honorabilité de la naissance de
Mohammad (pbsl), mais sur Jésus (p) et sa mère Marie, oui. Dieu a ainsi
rétabli la vérité.
Mais voyons cette version de la naissance de Jésus (p).
La naissance de Jésus (p)
(Coran S19:16 et suivants)
16. Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille
en un lieu vers l’Orient.
17. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel),
qui se présenta à elle sous la forme d’un homme parfait.
18. Elle dit: «Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux.
Si tu es pieux, [ne m’approche point].
19. Il dit: «Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d’un
fils pur».
20. Elle dit: «Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m’a touchée,
et que je ne suis point une dissolue (femme de mauvaise vie)?»
21. Il dit: «Ainsi sera-t-il! Cela M’est facile, a dit ton Seigneur! Et Nous
ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C’est
une affaire déjà décidée».
«C’est ainsi» dit-Il. Dieu crée ce qu’Il veut. Quand Il décide
d’une chose Il lui dit seulement: Sois. Et elle est aussitôt.
Comparez ces mots qui subliment Jésus (p) et sa mère, à la version
du même événement dans la Bible:
Luc 1:34 et 35: Marie dit à l’ange: “comment cela se fera t‘il puisque je n’ai
pas eu de relations conjugales?” L’ange lui répondit: “L’esprit Saint viendra
sur toi et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre.”
C’est une version humaine du même événement, et les termes utilisés
sont ambigus et donnent le change à ceux, nombreux même chez les chrétiens,
qui réfutent la conception miraculeuse de Jésus (p): “viendra sur toi”,
“te couvrira de son ombre”.
Le Coran dissipe donc les moindres doutes et réhabilite et Marie et Jésus
(p).
La Bible ne nous dit pas comment et pourquoi les gens ont cru à sa naissance
miraculeuse. L’explication que nous donne les enseignements bibliques c’est que comme
elle vécut ensuite avec Joseph le charpentier, on a assumé, avec peu d’assurance,
que l’enfant fut de Joseph (Voir Luc 3:23, l’expression “croyait-on” ne figure pas
dans les originaux grecs! C’est une interpolation) . C’est à dire que les gens
de l’époque de sa naissance ne perçurent point le miracle, donc il n’y
avait pas lieu de l’expliquer. C’est là une bien pâle explication à
un vide manifeste et évident.
Si demain, votre fille ou votre femme, ou votre sœur, vous dit que j’ai eu une vision
d’un homme et voilà, aujourd’hui je suis enceinte: la croiriez-vous? Est-ce
ainsi que les enfants étaient conçus à cette époque? A notre
époque? Était-ce un phénomène naturel?
Alors pourquoi l’ont-ils cru? Pourquoi, cette “génération adultère,
perverse, et sans foi”, comme dit Jésus (p), a t‘elle cru en sa naissance miraculeuse,
pour nous la relater ensuite dans les évangiles? Là encore, la réponse
est dans le Coran.
Tout en insistant sur le respect que Jésus (p) avait envers sa mère, le
Coran nous donne l’explication: Dieu permit à Jésus (p) de faire son premier
miracle, pour à la fois innocenter sa mère des calomnies à son sujet
et confirmer sa naissance miraculeuse ainsi que sa mission prophétique. Dans
la Bible, le premier miracle de Jésus (p) est ainsi relaté, selon Jean
2:2: lors d’un mariage à Cana, le vin vint à manquer, et Marie, la mère
de Jésus (p) , lui demanda de transformer de l’eau en vin; ce qu’il fit, non
sans avoir reproché à sa mère sa demande: “qu’ai-je à faire avec
toi, femme, mon heure n’est pas encore venue” (selon la Bible, Jésus appelle
toujours sa mère “femme”, c’est à croire que le terme “mère” n’existait
pas en hébreu ou araméen!)
- Coran S19:22 et suivants
22. “Elle devint donc enceinte [de l’enfant], et elle se retira avec lui en un lieu
éloigné.
27. Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent:
«Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse!
28. «Sœur de Haron, ton père n’était pas un homme de mal et ta mère
n’était pas une femme de mauvaise vie».
29. Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent: «Comment
parlerions-nous à un bébé au berceau?»
30. Mais (le bébé) dit: «Je Suis vraiment le serviteur de Dieu. Il
m’a donné le Verbe et m’a désigné Prophète.
31. Où que je Sois, Il m’a rendu béni; et Il m’a recommandé, tant
que je vivrai, la prière et la charité,
32. et la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent ni malheureux.
33. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai,
et le jour où je serai ressuscité vivant.»
34. Tel est Issa (Jésus (p)), fils de Marie: parole de vérité, dont
ils doutent.
35. Il ne convient pas à Dieu de S’attribuer un fils. Gloire et Pûreté
à Lui! Quand Il décide d’une chose, Il dit seulement: «Sois!»
et elle est.”
Laquelle de ces deux versions vous semble mieux glorifier Jésus (p) ? Mieux
glorifier sa mère? Mieux les honorer?
Notez bien, qu’incidemment, selon le Coran, la toute première parole de Jésus(p)
fut d’affirmer son humanité, et non sa divinité.
Alors maintenant d’autres questions se bousculent:
Mohammad (pbsl) était-il obligé de parler de Jésus (p), de Marie,
à ces concitoyens arabes?
Non. Mais il l’a fait.
Cela servait-il ses intérêts de parler en des termes si élogieux de
Jésus (p), de Marie, confortant en cela les chrétiens de la Mecque qui
voyait en lui un défi à leur religion?
Non. Mais il l’a fait.
Pour “un imposteur”, n’aurait-il pas été plus facile de nier, de ridiculiser
“leur soit disant” miracle? De dire: comment peut-on croire à de telles fables?
La meilleure façon de se débarrasser d’un adversaire, n’est-elle pas de
le ridiculiser?
Oui. Mais il ne l’a pas fait.
N’aurait-il pas eu l’assentiment de ses concitoyens s’il l’avait fait?
Oui. Mais il ne l’a pas fait.
Loin de ridiculiser ce miracle, il l’annonce. Il l’explique.
Pourquoi? Parce que c’est le même Dieu qui a permis tous ces miracles qui lui
révélait et l’enseignait sur ces faits dont il ne pouvait avoir connaissance.
Le même Dieu qui avait fait prophétiser Jésus (p) sur ce messager
qu’Il enverrait avec des paroles révélées. Le même Dieu que Jésus
(p) lui-même adorait, à qui Jésus (p) lui-même priait, avait
prévenu Jésus (p) que cet “esprit de vérité”, ce “paraclet”,
ce “consolateur” viendrait le glorifier, confirmer que Jésus (p) fut le Messie
(Christ) et “fera accéder le monde à la vérité toute entière”.
C’est pour cela, tout cela, que Jésus (p) Christ a pris grand soin de répéter
avec insistance, pour que personne n’oublie, pour qu’aujourd’hui vous aussi, amis
lecteurs, sachiez bien que telles furent les dernières recommandations de Jésus
(p) de Nazareth, le Messie, le Christ, pendant ce même dernier repas avec ses
disciples où il prophétisa la venue du “paraclet”:
Jean 14:15: Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements.
(s’ensuivit l’annonce du paraclet)
Jean 14:29: Je vous ai parlé dès maintenant, avant l’événement,
afin que, lorsqu’il arrivera, vous croyiez. (ces paroles font suite à l’annonce
du paraclet)
Question subsidiaire: pourquoi mettrait-il autant d’emphase, autant d’insistance,
à raffermir la croyance de ses disciples dans la venue du paraclet, comme pour
en faire une obligation absolue?
Si le paraclet allait être l’esprit qui descendit sur les apôtres, ou autres,
le doute n’allait pas leur être permis car ils allaient le sentir en eux-mêmes.
Manifestement, il ne parlait pas d’esprit mais d’un autre prophète, messager
de ce même Dieu auquel Jésus (p) priait.
En vous fondant sur les évidences incontestables, développées dans
les deux précédents chapitres: la Bible a t-elle prophétisé la
venue de Mohammad (pbsl) et donc du livre révélé: le Coran?
La décision reste vôtre.
Beaucoup d’autres références à Jésus et à Marie existent
dans le Coran.
Mais, et l’on s’en doute bien, le message coranique ne se confine pas à ce seul
thème. Il se dit être le message du Maître Suprême de l’Univers,
et défie quiconque d’y trouver des contradictions, défie les hommes de
produire un seul verset identique au sien. Voyez-vous, lorsque vous prétendez
quelque chose, comme c’est le cas du Coran, il est intéressant que ce même
Coran nous offre de multiples défis de le mettre en défaut, c’est à
dire que si vous pouvez prouvez le contraire de ceci ou faire cela, alors ce n’est
pas de Dieu. Le Coran est rempli de ce genre de défis (S2V111, S4V82, S3V61,
etc...), de tout ordre, permettant à chacun d’éprouver la solidité
du message. Il est notable que c’est le seul livre religieux révélé
de la planète qui montre une telle assurance!
Lorsque Einstein a annoncé ses théories de la relativité (en 1905
et 1916), il n’a pas juste offert une théorie. Il a dit: voilà la théorie
et voilà 3 façons de démontrer que j’ai tort. Si vous y arrivez, alors
j’ai tort. Cela devient plus intéressant!
Cette notion n’existe nulle part ailleurs que dans l’Islam.
Beaucoup ont essayé de relever un des défis ou plusieurs, parmi ces savants-là,
beaucoup se sont ensuite convertis à l’Islam, qu’ils fussent auparavant athée
ou érudits chrétiens.
Le Coran n’est pas un recueil de données scientifiques, mais il recèle
beaucoup de données découvertes seulement récemment:
- La théorie du Big Bang (S21V30)
- L’Origine aquatique de la vie (S21V30, S24V45))
- Les orbites de la Terre, de la lune, du Soleil (S21V33, S36) )
- Création en couples pour l’Homme, le règne végétal, le règne
animal, et tant d’autres choses que nous ignorons (S36V36)
Voici en fait une appréciation du Dr Maurice Bucaille, tirée de son livre
“La Bible, le Coran et la Science”, p126: ”...Cette dernière constatation rend
inacceptable l’hypothèse de ceux qui voient en Mahomet l’auteur du Coran. Comment
un homme, illettré au départ, aurait-il pu, en devenant par ailleurs, du
point de vue de la valeur littéraire, le premier auteur de toute la littérature
arabe, énoncer des vérités d’ordres scientifiques que nul être
humain ne pouvait élaborer en ce temps-là, et cela sans faire la moindre
déclaration erronée sous ce rapport.”...”Pour moi, il n’existe pas d’explication
humaine au Coran.” (gras de l’auteur)
J’invite les lecteurs intéressés à lire aussi particulièrement:
La civilisation des Arabes de Gustave Le Bon (rare), Le Soleil d’Allah brille sur
l’Occident, et Les 1000 vérités scientifiques du Coran.
Si l’invitation à la recherche scientifique dans le Coran n’est pas à
démontrer (il nous supplie d’étudier la médecine, la biologie, la
physique, la chimie, la géologie, la géographie, l’astronomie, et même
la météorologie etc), cela est remarquable qu’il a contribué à
transformer ces hommes du désert comme les véritables initiateurs des sciences
modernes. Et que c’est ainsi que les grands centres islamiques devinrent de véritables
foyers de culture scientifiques, et les plus grands centres de civilisations que
le monde avait connus. Vous consulterez utilement les titres sus cités pour
les détails.
En outre, le Coran, contrairement aux préjugés n’est pas un code social
et juridique, mais une éthique, un ensemble de recommandations morales: sur
près de 6000 versets du Coran, seuls 200 concernent des prescriptions légales.
Par quelques versets (S49V13, S2V213, etc), il a éradiqué toute distinction
de races ou de rangs: l’exemple de Mohammad (pbsl) et l’histoire même de l’Islam
le prouve: fraternité et égalité totale.
Le meilleur homme est le plus pieux. C’est tout.
Dans le domaine des droits de l’Homme, le Coran est en avance à bien des points
de vue sur l’actuelle et abstraite Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
de...l’O.N.U. Nous avons actuellement, en ce début 1996, une démonstration
flagrante, révoltante et sanglante de la relativité de ces “droits”, dans
la conscience tranquille, à géométrie variable, des états du
Conseil de Sécurité, censés garantir ces “droits”. J’essaye de comprendre
les ressentiments de ces peuples, massacrés, sachant que leur vie fut et est
suspendue à un système où ils n’ont virtuellement aucun accès,
ni droit.
Dans le concept coranique des droits de l’Homme, se trouve fermement implémentée
une réciprocité: oui nous avons des droits, endémiques à l’humanité,
oui, aussi, nous avons le devoir de les respecter dans nos relations avec les autres.
Autrement dit, nous atteignons là une dimension extraordinairement avancée
pour l’époque (VIIè siècle): notre humanité nous confère
des droits, mais aussi des devoirs, tout autant que l’obligation de leur application,
et, chacun a des responsabilités envers l’autre, où qu’il soit, dans le
monde.!
Cet ensemble de notions, par Dieu élaboré et exposé dans le Coran,
a donné naissance dans la conscience musulmane, puis dans la réalité,
à un formidable élan communautaire, appelé ce jour encore “la Oummah”.
Voilà bien un mot étonnant:
Il fait rêver les uns et frissonner les autres!
Bien que vous ne soyez pas musulmans, amis lecteurs, j’ai ici essayé de vous
faire partager ce sentiment d’appartenance à une communauté, “la Oummah”,
en vous exposant succinctement mais clairement ses fondements coraniques. Je ne vous
dis pas que pour comprendre la substance du mot, il faut être musulman ou l’expérimenter,
non. Je parle là de l’Islam. Il vous suffit simplement de relire cette page.
L’explication rationnelle de ce concept largement immatériel s’y trouve exposée.
La vérification reste votre entier privilège.
Le Coran renferme donc bien des trésors, qui ne peuvent être tous exposés
ici. “Le phénomène coranique” de Malleck Bennabi, “les 1000 vérités
scientifiques du Coran” de M. Kassab, entre autres, seraient des lectures appropriées,
sur ce thème.
Je terminerai ce chapitre sur une citation du Dr Gustave Le Bon dans “La civilisation
des arabes”, pVIII:
“A mesure que l’on pénètre dans l’étude de cette civilisation, on
voit les faits nouveaux surgir et les horizons s’étendre. On constate bientôt
que le Moyen Age ne connut l’Antiquité classique que par les arabes; que pendant
cinq cents ans, les universités de l’Occident vécurent exclusivement de
leurs livres, et qu’au triple point de vue matériel, intellectuel, et moral,
ce sont eux qui ont civilisés l’Europe.”...”L’action des arabes, déjà
si grande en Occident, fut plus considérable encore en Orient”...”(parlant de
l’Orient et de l’Asie) Des conquérants divers ont renversé les Arabes,
aucun n’a songé à remplacer la civilisation qu’ils avaient créée.
Tous ont adopté leur religion, leurs arts, et la plupart, leur langue....”