a) Le Royaume des cieux:
Un thème récurrent dans la Bible
Lorsque Jésus (p) enseigne la prière à ses disciples, on retrouve
le thème: ”Fais venir ton royaume...” (Mat 6:10)
Lorsqu’il envoie ces disciples prêcher, il leur dit de prévenir les gens
que le royaume des cieux approche. (Mat 10:7).
Puis encore dans Luc 9:1, 10:1 et 10:8/10, Marc 1:15, Jean 3:3, etc...
Si ce royaume des cieux était le salut apporté par “la religion de Jésus
(p)” , comme l’allèguent certains savants chrétiens, pourquoi Jésus
(p) lui-même aurait-il dit qu’il approche, qu’il doit venir, alors qu’il était
déjà là?
Beaucoup d’éléments portent à croire que le royaume des cieux est
la religion fondée par Mohammad: l’Islam. Je m’expliquerai.
Un argument souvent soutenu par les chrétiens est qu’il s’agit de la propagation
du Christianisme après le retour de Jésus (p)2 .
Certaines bibles, comme la T.O.B., traduisent souvent le mot “approche” par “est
arrivé” (Luc 10:9/11 etc), alors que selon le Grec original, le doute n’est
point permis dans la traduction. Pourquoi mettre un futur au passé? Y a t‘il
une crainte chez les éditeurs, qu’ils évacuent ainsi, induisant en erreur
les lecteurs de la Bible? Chacun décidera.
Pour nous éclairer davantage sur le sujet, il convient de lire différentes
paraboles de Jésus (p) se rapportant aux royaumes des cieux.
b) Les ouvriers de la onzième heure - Mat20:1/16
Il est expliqué ici que “Le Royaume des cieux est comparable...” à un
système de rétribution de la part de Dieu qui se conclue par ces mots fatidiques:
“Ainsi les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers.”
Et encore cette parabole dans Luc 13:22, qui se ponctue ici encore par: “il y a des
derniers qui seront premiers, et il y a des premiers qui seront derniers”
Qui sont les premiers et qui sont les derniers parmi les croyants des religions révélées.
Quelle est la dernière des religions révélées? Lisez ces paraboles
dans la Bible. Peut-être me comprendriez-vous?
c) Les métayers révoltés
En conclusion d’une parabole (Mat 21:33/45, éloquente en elle même),
Jésus (p) déclare:
“Aussi je vous le déclare: le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera
donné à un peuple qui en produira les fruits. “ (Mat 21:42)
Il annonce donc que le royaume de Dieu sera enlevé des juifs, il parlait là
de toute évidence de la religion agréée de Dieu, transmise jusqu’alors
par des prophètes juifs. Qui est donc ce peuple? Les “Gentils” (ç.a.d.
les non-juifs, chrétiens d’alors et d’aujourd’hui) ou les musulmans, se réclamant
eux aussi du même Dieu?
Jésus (p) dit qu’on les reconnaîtra à “leurs fruits”. C’est, ici,
la seule indication qu’il nous donne. Mais le lecteur peut aussi consulter la parabole:
“tels arbres, tels fruits” (mat 7:15), entres autres, en conformité, encore
une fois, avec le Coran S48V29.
Ces prédictions bibliques, concernant l’Islam et Mohammad (pbsl), sont précisément
repris dans le Coran (par ex.S17V157-S48V29, etc..), et contrôlables ce jour.
Faut-il rappeler que la Bible ne fut traduite en arabe que plusieurs siècles
après le Coran?
Mais de quels “fruits” parlait donc Jésus (p) ?
Ce ne sont pas des critiques, ni une accusation généralisée, c’est
un simple constat, pour nous éclairer sur ce point précis.
Les musulmans n’ont pas inventé, ni utilisé, des bombes atomiques, sur
d’innocents civils du Japon; et dont l’armée allait capituler, comme maintenant
chacun le sait.
-Les musulmans n’ont pas colonisé ou réduit à l’esclavage sur des
critères raciaux des peuples souverains, au nom de Dieu, ou de Jésus (p),
tuant ou dérobant ainsi une centaine de millions d’africains à leur terre,
privant donc aussi l’Afrique d’un énorme potentiel.
-Les musulmans n’ont pas inventé l’apartheid, élaboré par l’Eglise
sud-africaine.
-Les musulmans n’ont pas tué six millions de juifs.
-Les musulmans n’ont pas mis le virus de la tuberculose dans les couvertures offertes
aux indiens d’Amérique comme cadeaux, tuant entre autres ainsi, au nom de l’évangélisation,
plusieurs dizaines de millions d’être humains.
-Les musulmans n’ont pas tué trente deux millions de créatures de Dieu
pendant la 2è guerre mondiale.
-Les musulmans n’ont pas fondé l’Inquisition (abolie en...1834). Saint-Dominique
en est le fondateur.
-Les musulmans ne se sont jamais arrogé le droit, appartenant à Dieu Seul,
d’absoudre les péchés, en vendant des certificats, “les indulgences”, pratique
maintenant désuette (et remplacée).
-Les musulmans n’ont jamais créé une liste des livres condamnés, appelée
“l’Index” (abrogé en...1966) où l’on pouvait trouver en 1745, une traduction
de la...Sainte Bible dans la langue du peuple (donc condamnée... par l’Église!
Mais pourquoi donc?).
Sont-ce là les fruits dont parlaient Jésus (p) ? Forcément: NON.
Les musulmans, ont leurs “brebis galeuses”, comme tous les autres peuples, c’est
certain, mais pris en tant que nation, dans son ensemble, personne ne peut contester
aux musulmans qu’ils ont:
- les plus faibles taux d’alcoolisme au monde.
- les plus faibles taux de criminalité au monde.
- les plus faibles taux de ségrégation raciale au monde.
- les plus faibles taux de population carcérale au monde.
- les plus faibles taux de d’homosexualité au monde.
- les plus faibles taux d’adultère au monde.
- les plus faibles taux de divorce au monde.
- les plus faibles taux de drogués au monde.
- les plus faibles taux de suicide au monde.
- les plus hauts taux d’aumônes volontaires au monde
- Les plus hauts taux de pratiques religieuses rituelles
- Des pratiques hygiéniques parfaitement exemplaires.
Jésus (p) Christ parlait-il de cela, de ces fruits-là? A vous de juger.
Cependant, les musulmans se permettent de défier quiconque de trouver “un arbre”,
une religion, qui a su allier le spirituel au temporel, et qui donne des “fruits”
meilleurs, et ce, plus de mille quatre cent ans après la mort de son “fondateur”.
Pourquoi cette assurance? Parce que selon l’Islam, Mohammad (pbsl) n’a rien inventé.
C’est la notion prophétique qui valorise Mohammad (pbsl) et non l’inverse. Les
musulmans affirment que c’est Dieu, à travers l’ultime prophète qu’Il a
choisi pour les hommes, Qui a établi cette religion, et jeté les bases
d’un mode de vie juste et en harmonie avec notre faible nature. Mohammad (pbsl) ne
fut qu’un messager, et il n’a cessé de le dire sa vie durant.
d) Vrais et faux chrétiens
Certains vous diront que “les vrais chrétiens ne sont pas touchés par
ces problèmes”, ”ils sont différents”, ou encore que ceux qui ont expérimenté
“la nouvelle naissance” en Jésus (p), par la grâce du Saint-Esprit, ont
pu être sauvé de ces calamités citées et s’en sortir”. Bien.
Considérons les deux:
1) concernant “les nés à nouveau”, je dis qu’un système universel,
ouvert à tous, qui empêche, qui prévient ces péchés, est
bien meilleur que celui qui permet d’en sortir, bien meilleur qu’un système
qui a permis de générer ces problèmes; et enfin bien supérieur
à un système élitiste dans la pratique (“il faut avoir été
touché par le Saint-Esprit pour comprendre ceci, puis cela etc...”: les “nés
à nouveau” utilisent cette phrase pirouette pour justifier l’injustifiable,
lorsqu’acculés).4
2) si on dit que les vrais chrétiens ne font pas cela (ces péchés),
il faut alors comprendre que ceux qui le font ne sont donc “pas de vrais chrétiens”
(que de fois ai-je entendu cette expression!). Selon ce raisonnement, pas le mien,
il faut en déduire qu’il n’y pas beaucoup de chrétiens sur terre! Non.
C’est là juste l’exutoire choisi par ceux qui défendent cette opinion,
pour fuir une difficulté ou une gêne.
Je n’en veux pour preuve que 2 faits vérifiables: alors que les différents
papes ont excommunié bien de chrétiens (souvent prélats d’ailleurs),
NI Hitler, NI Mussolini n’ont jamais été excommuniés par le Pape Pie
XII et suivants! Je sais parfaitement pourquoi. Demandez la réponse au Vatican.
Le problème GRAVE posé est: le péché peut-il oui ou non faire
perdre la foi chrétienne?
Et qui peut en décider?
Si oui: combien? Après un péché? Deux? Pourquoi pas cinq? Et que dites-vous
de dix?
Où se trouve la ligne de démarcation?
Doit-on juger la quantité ou la qualité des péchés?
Il est étonnant de voir avec quelle facilité des chrétiens se permettent
de disqualifier la foi d’autres chrétiens, lorsque le comportement de ceux-ci
est immoral ou inconvenant. Nul n’est qualifié pour juger de la foi d’un autre.
Nul n’est qualifié pour juger de l’intention d’un autre. Jésus (p) a dit:
“Ne jugez point, et vous ne serez point jugés, ne condamnez point, et vous ne
serez point condamnés” (Luc 6:37). Ce que l’on peut analyser, approuver ou réprouver,
ce sont des comportements. Sont-ils conformes ou contraires à l’enseignement
du Christ? Jésus (p) lui-même a dit: “à leur fruit vous les reconnaîtrez.”
(Mat. 7:20) On peut juger les fruits, les actes. Mais pas la personne, ni sa foi,
ni ses intentions. Comment peut-on le faire lorsque Jésus (p) lui-même
dit que 70 x 7 offenses (péchés) doivent être pardonnées? (Mat
18:21/22 ).
Qui a, après cela, autorité pour dire si une personne n’est plus chrétienne,
si Dieu, dans Sa Miséricorde lui a déjà pardonné ses offenses
à la Loi? (Par 70x7 offenses, Jésus (p) voulait dire un nombre infini,
car personne ne compterait ses péchés pour s’arrêter à 489!).
Donc le péché, selon la Bible même, ne peut être un critère
de jugement de la validité de la foi ou de l’intention d’une personne. [Nul
n’est parfait, car “tous ont péché et sont privés de la gloire de
Dieu.” (Romains 3:23). Ainsi le dit “St Paul”!]
e) Evangile selon Jean: le Paraclet4 ou Consolateur
Il s’agit de l’un des points les plus controversés des prédictions de
Jésus (p) . De quoi s’agit-il? Les chrétiens disent que ces versets annoncent
la venue du Saint-Esprit (partie de dieu) sur les apôtres, sur le fondement
CLAIR de Jean14:26. Et ils voient l’accomplissement et la confirmation de cette promesse
en la venue du Saint-Esprit sur les apôtres le jour de la Pentecôte.
Tandis que les musulmans croient y voir distinctement la prédiction de la venue
et mission prochaine d’un autre messager de Dieu, Mohammad (pbsl).
Dans un souci de clarté et de confort visuel, je vais transcrire les versets
concernés in extenso, et ensuite soumettre les deux hypothèses -chrétienne
et musulmane- à une étude vérifiant leur consistance par rapport à
l’ensemble de le prédication de Jésus (p) sur ce thème.
Le jugement ultime de leur degré respectif de fiabilité restera ensuite
vôtre, amis lecteurs. (les gras sont de l’auteur)
1- La promesse de l’Esprit - Jean 14:15
Il s’agit là des dernières recommandations de Jésus (p) à
ses disciples, peu avant “sa mort”. Ce sont donc des versets très importants
qui ont un caractère testamentaire.
15 “Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements,
16 moi, je prierai le Père: il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec
vous pour toujours”.
17 C’est lui, l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir
parce qu’il ne le voit pas et qu’il ne le connaît pas. Vous, vous le connaissez,
car il demeure auprès de vous et il sera en vous. [c.a.d. union dans la foi:
moi, Jésus (p) , procédant de Dieu, je suis en vous car vous avez foi en
Dieu par mes paroles; le Paraclet, procédant de Dieu, sera donc aussi en vous
- voir verset 20 qui l’explique clairement]
18 Je ne vous laisserai pas orphelins, je viens à vous
19 Encore un peu et le monde ne me verra plus; vous, vous me verrez vivant et vous
vivrez vous aussi”.
20 En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous
êtes en moi et moi en vous.
21 Celui qui a mes commandements et qui les observe, celui là m’aime: or celui
qui m’aime sera aimé de mon Père et à mon tour, moi je l’aimerai et
je me manifesterai à lui”.
24 Celui qui ne m’aime pas n’observe pas mes paroles; or, cette parole que vous entendez,
elle n’est pas de moi mais du Père qui m’a envoyé.
25 Je vous ai dit ces choses tandis que je demeurais auprès de vous;
[IMPORTANT: va suivre le seul verset -Jean14:26- qui rapproche explicitement les
termes “Paraclet” et “St-Esprit”.]
26 le Paraclet, l’Esprit Saint , que le Père enverra en mon nom, vous enseignera
toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit. (Traduction
des bibles “T.O.B”, “Segond”, “Bible de Jérusalem”, “T.B.S”, pour ce verset
)
Le problème c’est que le Grec original ne dit pas cela du tout!
GREC original de Jean 14:26:

traduction du grec: “le paraclet, l’esprit, le saint, que le Père enverra etc....”
Cela, vous conviendrez, diffère totalement de....”l’Esprit Saint”!
Sans rentrer dans les détails grammaticaux des différents genres d’articles
définis dans le Grec Koiné de la Bible: une chose est certaine, nul ne
pouvait omettre, dans une traduction, cet article défini “tó”, sans une
volonté manifeste d’en changer le sens. Le grec d’origine démontre bien
3 noms précédés de 3 articles définis pour qualifier la même
personne. Il y avait là une simple traduction directe du grec à faire,
et on l’a transformé nom propre, qui en change totalement le sens. Qu’est-ce
que cela prouve? Cela prouve que cette traduction a été faite non pas objectivement,
mais subjectivement. Pourquoi? Pour faire conformer les paroles de Jésus (p)
à l’interprétation des éditeurs ou de l’Eglise, au dogme de la Trinité,
qui transparaît en filigrane. Nul autre endroit dans la Bible ou plus spécifiquement
dans l’évangile selon Jean, écrit en GREC à l’origine, le St-Esprit
n’a été appelé de la sorte: donc cette traduction erronée n’est
pas le fruit d’une procédure d’uniformisation et de cohésion dans la traduction
de la Bible. C’est une tentative délibérée d’induire en erreur. Au
nom de quel éthique?
Cela est très grave et le lecteur appréciera: Jésus (p) parlait distinctement
d’une personne qu’il a lui-même qualifiée “le paraclet”, “l’esprit”, “le
saint”; et on a transformé cela en “Saint-Esprit”! Accessoirement, réfutant
par avance, l’argumentation sur la venue d’un quelconque autre messager.
Suite du chapitre 14 et suivant de l’évangile selon Jean:
Verset 28: Vous l’avez entendu, je vous ai dit: “Je m’en vais et je viens à
vous.” Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père
, car le Père est plus grand que moi.
29 Je vous ai parlé dès maintenant, avant l’événement, afin que,
lorsqu’il arrivera, vous croyiez.
15:26 « Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père,
I’ Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même
témoignage de moi;
27 et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi
depuis le début.
2- L’oeuvre de l’Esprit (Jean 16)
16:5 “Je ne vous l’ai pas dit dès le début car j’étais avec vous.
5 mais maintenant je vais à Celui qui m’a envoyé et aucun d’entre vous
ne me pose la question: “Où vas-tu?”
6 Mais parce que je vous ai dit cela, l’affliction a rempli votre cœur.
7 Cependant je vous ai dit la vérité: c’est votre avantage que je m’en
aille; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous; si, au
contraire, je pars, je vous l’enverrai.
8 Et lui, par Sa venue, il confondra le monde en matière de péché,
de justice et de jugement;
9 en matière de péché: ils ne croient pas en moi;
10 en matière de justice: je vais au Père et vous ne me verrez plus
11 en matière de jugement: le prince de ce monde a été jugé.
12 J’ai encore bien des choses à vous dire mais vous ne pouvez les porter maintenant;
13 lorsque viendra I’Esprit de vérité, il vous fera accéder à
la vérité toute entière. Car il ne parlera pas de son propre chef
mais il dira ce qu’il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir.
14 ll me glorifiera car il recevra de ce qui est à moi et il vous le communiquera.
15 Tout ce que possède mon Père est à moi; c’est pourquoi j’ai dit
qu’il vous communiquera ce qu’il reçoit de moi.
Le terme-clé de ces versets est Paraclet, ou Consolateur, ou Assistant, selon
les bibles. Pour clarifier ce qui suit, il convient de noter qu’il s’agit d’une traduction
d’un mot de Jésus (p), qui lui, ne s’exprimait ni en anglais, ni en français,
ni même en hébreu, mais en araméen. Jésus (p) a dit un nom ou
un mot, dont, à ce jour, on n’a commodément plus trace...(la plus ancienne,
en GREC, date du IIIè siècle). Bien que ce mot soit capital, comme il le
dit lui-même, bien qu’il exhorte ses disciples à témoigner leur foi
à “celui-là”, bien que “celui-là” soit la clé de ce testament
spirituel de Jésus (p) . Et pour comble de malchance, ni Marc, ni Matthieu,
ni Luc n’ont jugé utile de reprendre les termes de cette ultime et capitale
recommandation de Jésus (p), s’adressant pourtant à l’ensemble des disciples.
Cela nous aurait mieux éclairé. Cependant, ni Marc, ni Luc, ni Matthieu,
ni Jean n’ont omis de signaler que Jésus (p) montait un âne lorsqu’il entra
dans Jérusalem; bien qu’après tout, à cette époque, tout le monde
montait un âne...
Simple constatation.
Les faits sont que:
1) seul l’évangile selon Jean nous a rapporté l’annonce par Jésus(p)
de ce Paraclet à venir (en grec original: parakletos)
2) qu’il est établi que cet évangile fut rédigé en grec. “Jean”,
toujours, l’a aussi nommé l’esprit (en grec original, esprit = pneuma) ou le
saint, ou encore l’esprit de vérité .
Un mot équivoque est déterminé dans un sens ou dans un autre par le
moindre indice dans le contexte qui nous indique le sens que l’auteur avait donné
à ce mot lors de sa rédaction.
La question qu’on pourrait se poser est: a t‘il, ailleurs, fait d’autres usages de
ces mots dans le grec original? Cela nous permettrait d’en mieux cerner les sens.
Démarche objective et logique.
La réponse est oui. Dans 1Jean 2:1 et dans 1Jean 4:1.
3- Paraclet (Parakletos) -1ère Epître de Jean: 1Jean 2:1
“Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat (“parakletos”) auprès
du Père, Jésus (p) Christ le juste”
Ici, le mot paraclet a été traduit (avocat). Pourquoi?
Si le mot paraclet désigne le Saint-Esprit dans l’Evangile selon Jean, et si
Jésus (p) aussi est désigné comme paraclet dans cette épître
du même Jean, alors logiquement:
Soit Jésus (p) doit être le Saint-Esprit! Impossible.
Soit Jésus (p) est un paraclet, un prophète, tout comme celui qu’il a annoncé.
Certains soutiennent que le mot paraclet peut avoir plusieurs sens, je l’accepte
volontiers. Si on me le prouve par des exemples de ce mot (et non des dérivés
de “paraklesis” ou “parakaleo”) tirés de la littérature grecque de l’époque...Il
n’y a pas grand risque de ce côté: il n’y a rien de connu et reconnu, sinon
que le mot grec pour “consolateur” ou “réconforteur” est PARAKALON et NON PARAKLETOS
et pour avocat c’est “sunegorus” ou “MeditÉa”, ce sont des faits.
La seule hypothèse solide, selon la Bible même, est donc que le paraclet
soit, comme Jésus (p), un homme, un messager de Dieu.
D’autres avancent que ce mot a été pris dans cette acception car c’est
celle qui prévaut dans ce contexte. Tout déterminatif qui contredit la
raison et la logique, comme démontré (Cf. supra et infra) est à rejeter.
Il convient de rester cohérent dans une traduction.
4- Esprit (pneuma) -1ère Epître de Jean: 1Jean 4:1
“Mes bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits
pour savoir s’ils viennent de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus
dans le monde. Reconnaissez à ceci l’esprit de Dieu: tout esprit qui atteste
que Jésus (p) est venu en chair est de Dieu, et tout esprit qui n’atteste pas
de Jésus (p) n’est pas de Dieu...” Si on prend le mot esprit dans le sens explicite
de cette phrase, Jean dit donc textuellement que tout prophète qui atteste que
Jésus (p) est venu en chair et en os, est de Dieu.
En outre, “Jean” a écrit son évangile en grec, il ne s’agit pas d’une traduction,
et à chaque fois, il a utilisé le même mot grec “pneuma” (esprit)
pour qualifier et désigner le paraclet, si donc, l’esprit (de vérité)
prédit était, alors, le Saint-Esprit, 3è tiers de dieu, le verset
ci-dessus de ce même Jean n’aurait aucun sens: comment expliquer qu’ici, “Jean”,
“inspiré par le Saint-Esprit” ait pu écrire qu’un “Saint-Esprit” (3è
tiers de Dieu), eut pu contester la réalité de Jésus (p) (2è
tiers du même Dieu)? Cela peut-il avoir UN sens? Je suis ouvert à toute
explication rationnelle.
C’est donc une évidence que le même auteur de l’évangile selon Jean,
qui nous parlait du paraclet comme l’esprit (pneuma) de vérité, confirme
bien ici que le mot esprit (pneuma), pour lui, veut bien dire prophète: le prophète
qui atteste de Jésus (p) est un vrai prophète. Le prophète qui ne
l’atteste pas, n’est pas de Dieu.
L’auteur de l’évangile, rapportant la prophétie de Jésus (p), parlait
avec une parfaite clarté de l’annonce par Jésus (p) de la venue d’un autre
homme, d’un prophète, d’un messager de Dieu. Et ce verset de son épître
conforte cette conclusion.
Il nous donne ici, en plus, le moyen de reconnaître ce prophète:
“le vrai prophète attestera que Jésus (p) est venu en chair” (non en esprit,
non comme dieu).
Nous verrons plus loin SI Mohammad (pbsl) atteste de Jésus (p) et QUI conteste
Jésus (p)...
Déjà, il est notable que la seule hypothèse conforme à l’ensemble
de la prédiction de Jésus (p) sur ce thème, et aux évangiles,
est que, Jésus (p) lorsqu’il prophétisait la venue du “paraclet”, il parlait
d’un homme, d’un homme saint, comme lui, qui entend, comme lui, qui parle, comme
lui, bref d’un autre messager véridique, mais qui, comme lui, procède du
même Dieu.
Le point de vue chrétien sur ce testament spirituel de Jésus (p) Christ
Analysons ces versets de Jean, selon d’abord l’interprétation chrétienne:
1) le Paraclet est un être spirituel assimilé au Saint-Esprit, 3è
tiers de dieu - ou selon les Témoins de Jéhovah le paraclet est “la force
active de Dieu”. Tout cela exclue Mohammad (pbsl).
2) Jésus (p) l’a annoncé comme devant venir sur ces proches disciples seuls
(ils devaient attendre le Saint-Esprit à Jérusalem, Actes1:4), et rester
en eux pour l’éternité. Ce qui, encore, exclue Mohammad (Pbsl).
Nous avons déjà vu précédemment les contradictions qu’impliqueraient
le point n°1, selon la Bible elle-même. Mais d’autres, incontournables,
suivront plus loin.
Ce 2ème point, lui, déjà, soulève trois objections majeures:
a) RIEN, dans le contexte des versets ci-dessus comme dans les évangiles, ne
prouve que Jésus (p) avait réservé cet “esprit saint” aux seuls disciples
présents. RIEN. Car s’adressant aux disciples, il fallait bien, pour la communication,
qu’il dise “vous”, mais le contexte établit qu’il s’agit d’un “vous” ligué,
concernant par conséquent l’ensemble des croyants, présents et à venir.
b) Si seuls les disciples présents pouvaient “faire l’expérience du Saint-Esprit”,
qu’en est-il de “Paul (ex-persécuteur du Christ-Actes9:4) touché par le
Saint-Esprit 3 ans après le départ de Jésus (p)”? Qu’en est-il de
tous ceux qui se vantent d’avoir “fait l’expérience de la nouvelle naissance
par la grâce du Saint-Esprit”, et ce même aujourd’hui, après 2000
ans?
c) Jésus (p) a dit: “Si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas, si je pars,
je vous l’enverrai (Jean 16:7)”.
La venue du paraclet/esprit saint est, très clairement donc, doublement conditionnée
au départ de Jésus (p), et cela est doublement énoncé par Jésus
(p), lui-même. Cela implique que ce Saint Esprit n’est pas encore venu. Est-ce
donc si difficile à appréhender?
Non, nous dit-on, le paraclet ne peut être un homme puisqu’il s’agit du Saint-Esprit.
J’accepterais. Mais si cette hypothèse est vraie et que Jésus (p) a dit
vrai, alors: qu’en est-il, alors, de la mère, puis du père de Jean Baptiste
remplis d’Esprit Saint, bien avant la naissance de Jésus (p) (Luc 1:41 et 67)?
De Siméon qui reçut l’esprit saint, et ce bien avant le départ de
Jésus (p) (Luc 2:26)? Du Saint-Esprit qui assista Jésus (p) lui-même
durant son ministère (Mat 12:28, Luc 11:20 etc...)? Serait-ce un autre?
[les musulmans disent que le Christ parlait d’un autre prophète à venir
après lui, et dont la religion et la révélation qu’il apportera, resteront
pour l’éternité dans le cœur des hommes, et cette hypothèse sera prouvée
plus loin, par la Bible, elle-même]
Étudions maintenant l’argumentation principale sur cette prophétie de Jésus
(p): l’esprit de vérité ou le paraclet (annoncé par Jésus (p))
est le Saint-Esprit (3ème tiers de dieu).
Dans leurs explications, les chrétiens parlent invariablement des miracles glorieux
de la Pentecôte, comme le témoignage majeur de la réalisation de cette
prophétie de Jésus (p). Qu’en est-il?
Tout d’abord, il convient, pour l’édification du lecteur, de rappeler que la
Pentecôte était une fête annuelle juive célébrée le
50ème jour après le début de la moisson du maïs, et non une fête
religieuse consacrée par Jésus (p).
Ce jour-là, nous dit Luc dans le livre des Actes, Pierre avec les onze reçurent
chacun le Saint-Esprit et “se mirent à parler en d’autres langues”, et la foule
se mit un moment à penser qu’ils étaient ivres. Alors Pierre se leva et
leur dit ceci: “Ces gens ne sont pas ivres comme vous le supposez, car ce n’est que
la troisième heure du jour. Mais (ce qui arrive) c’est là ce qui a été
dit par le prophète Joël”. L’apôtre Pierre dit cela en Actes 2:16.
Selon les chrétiens, Joël fut inspiré pour prophétiser ces événements,
Pierre tout autant inspiré pour le rappeler à la foule, et Luc aussi pour
le rapporter! Donc, il ne fait aucun doute que selon la Bible, l’expérience
de la Pentecôte fut l’accomplissement de la prophétie du prophète
Joël, et non celle de Jésus (p) concernant le paraclet. Cependant, contredisant:
Joël, Pierre, et Luc; les chrétiens maintiennent qu’il s’agit de l’esprit
promis par Jésus (p) dans l’évangile de “Jean”! Donc du fameux paraclet!
La Foi ne doit pas nous faire perdre notre sens critique!
Car si, faisant abstraction de cela, on assume que c’est là ce qu’a promis Jésus
(p): qu’en est-il de cet autre paraclet, de ce consolateur promis? De cette “entité”
qui devait guider l’humanité vers toute la vérité? Rien n’est rapporté
sur les “langues” ou les chuchotements des apôtres, sur ce qu’ils ont dit ou
apporté comme nouvelles vérités, comme l’a aussi promis Jésus
(p). Rien.
Tout ceci démontre que le consolateur, le paraclet, promis par Jésus (p)
et relaté dans l’évangile selon Jean, n’est pas le Saint-Esprit de la Pentecôte
de Luc. “Jean” parlait d’une prophétie de Jésus (p), Luc nous parle ici
d’autre chose, et la Bible nous le confirme comme s’agissant d’une prophétie
de Joël (Actes 2:16). La Bible. Pas moi.
Mais continuons l’étude de cette hypothèse: Paraclet=Saint Esprit
Le Saint-Esprit est unique, selon les dogmes chrétiens: il forme Un avec le
Père et le Fils. Bien. Si le paraclet était le Saint-Esprit, de quel AUTRE
Paraclet - Saint-Esprit parle alors Jésus (p) dans Jean14:16? (voir p 33)? La
question reste sans réponse.
Ou alors, Jésus (p) aurait-il blasphémé contre le Saint-Esprit en
en annonçant un autre? Alors que Jésus (p) a dit lui-même que c’est
le seul blasphème jamais pardonné!
Existerait-il une autre “force active de Dieu”? ...Preuve?
De toute évidence, cette hypothèse ne convient pas, mais s’agissant de
l’annonce d’un autre prophète comme lui, Jésus (p), le terme est adéquat.
Car manifestement, en disant “autre paraclet”, Jésus (p) s’identifie lui-même
comme un paraclet, identifiant ainsi le messager à venir après lui. Car
en fait, ce sont bien deux messagers du même Dieu.
Étudions maintenant : Jean15:26 et 27
- “il rendra lui-même témoignage de moi”
Était-il nécessaire, selon la simple logique, que le Saint-Esprit rendit
témoignage de Jésus (p), sur les disciples mêmes de Jésus (p),
qui le recevaient? Dans ce cas, il aurait fallu, que les disciples, tout en recevant
l’esprit, aient aussi renié leur foi, et cela n’est mentionné nulle part
dans la Bible. Est-il possible, envisageable, compréhensible, de perdre sa foi
tout en étant en train d’être inspiré?
- “et vous aussi, vous rendrez témoignage ”
Le mot “aussi” prouve bien que les disciples doivent aussi, indépendamment,
du paraclet, rendre témoignage. Si le paraclet fut le Saint-Esprit en eux, leur
témoignage n’eut pas été distinct de celui du paraclet, car le Paraclet-Saint-Esprit
serait supposé être en eux. Cette distinction est par contre naturelle,
si le paraclet à venir est un nouveau messager de Dieu, autre que les disciples
de Jésus (p).
Un livre entier ne suffirait pas à énumérer les contradictions et
objections que soulèvent l’hypothèse “Paraclet=St Esprit”, cependant pour
les “inconditionnels”, j’en expose une dernière:
En mathématiques, on fait, des fois, ce que l’on appelle “une démonstration
par l’absurde”; c’est à dire: partant d’une hypothèse qu’on assume vraie,
si on démontre qu’elle aboutit à une impossibilité, alors l’hypothèse
est donnée pour fausse.
De la même manière, on assume vraie l’hypothèse que le paraclet ou
l’esprit de vérité soit le Saint-Esprit de la 3ème personne de la
Trinité, comme le soutiennent les savants chrétiens. Il faut savoir par
ailleurs que ces mêmes chrétiens soutiennent dogmatiquement que le Père
et le Fils et le Saint-Esprit ne forment qu’UN. Donc, le Père est Dieu, le Fils
est Dieu, et le Saint-Esprit est Dieu, mais ils ne forment qu’UN Dieu. Alors les
mots du Fils, Jésus (p), disant (selon Jean16:13): “il (le Paraclet-St Esprit
donc dieu lui-même) ne parlera pas de son propre chef mais il dira ce qu’il
entendra” n’ont aucun sens.
En effet, comment Dieu, le Créateur de l’Univers, Omnipotent, pourrait-Il ne
pas parler selon Sa volonté? Et selon la volonté de qui alors?
Selon l’hypothèse, le Saint-Esprit étant Dieu lui-même, les paroles
“il dira ce qu’il entendra” n’ont aussi plus aucun sens: comment Dieu pourrait-il
dire ce qu’il a entendu? Et de QUI entendra-t-il des révélations?
À moins d’affirmer et de prouver l’existence d’un 4ème dieu encore supérieur
au dieu de la Trinité(!), on relève donc une double impossibilité.
L’hypothèse ne peut qu’être rejetée, car elle ne soutient pas la moindre
analyse logique ou même cohérence théologique. Et là, il ne s’agit
même pas d’exégèse, c’est une étude basée purement sur l’analyse
de la cohérence des messages induits.
D’autres arrivent à des conclusions différentes. Encore une fois, je suis
ouvert à toutes les preuves logiques démontrant le contraire de mes conclusions.
Mais, il ne faut surtout pas confondre exégèse et apologie, ni explications
et preuves. Leur degré de fiabilité et argumentaire respectif étant
évidemment différent.
Par contre, ces paroles conviennent parfaitement à ce prophète Mohammad
(pbsl) qui n’a fait que transmettre une inspiration verbale, littérale, des
paroles de Dieu.
Toutes ces contradictions prouvent bien que le paraclet est différent du Saint-Esprit
qui descendit sur les apôtres le jour de la Pentecôte: Luc, relatant la
Pentecôte parlait bien du Saint-Esprit, et “Jean” lui, rapportant une prophétie
de Jésus (p) sur la venue du paraclet, de l’esprit de vérité, de l’esprit,
du saint, parlait bien d’un homme, comme démontré plus haut. Les deux phénomènes
sont totalement distincts. Et l’étude des documents grecs originaux le prouve.
Un autre élément non moins important est que même si l’on prend l’interprétation
chrétienne par foi, il faudrait pouvoir expliquer pourquoi Jésus, qui ne
s’est jamais considéré comme le dernier des messagers annoncerait lui,
la venue d’un esprit dans la conduite des affaires humaines, tandis que tous les
autres prophètes ont annoncé d’autres prophètes bien humains comme
successeurs. Rien ne permettrait de justifier une telle position.
Bien que par ailleurs, déjà beaucoup d’éléments logiques et objectifs
renforcent l’hypothèse musulmane, du Christ annonçant la venue de Mohammad
(pbsl): nous allons maintenant voir, toujours selon les tests acides de la Bible
et de la logique, si les faits établis sur la vie de Mohammad (pbsl) contribuent
à accréditer cette thèse.
Puisque l’hypothèse du Saint-Esprit doit être rejetée selon les raisons
sus évoquées, avons-nous des éléments, sur la vie de Mohammad
(Pbsl), qui puissent prouver qu’il ait rempli toutes ces prophéties de Jésus
(p) selon “Jean”? Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas lui, et il faudra chercher
ailleurs.
Avons-nous des faits, vérifiables de nos jours par chacun, et non une élite,
qui puissent accréditer, corroborer, ne serait-ce que légèrement,
la thèse que le Christ ait bien annoncé et recommandé de suivre le
prophète Mohammad (Pbsl)?
Nous avons bien plus, et chacun pourra contrôler la valeur des arguments qui
vont suivre et les soumettre à leur propre analyse.
A ce stade de votre lecture, vous avez peut-être envie de refermer le livre
et de conclure: encore un illuminé qui veut nous apprendre notre Bible!
Ne faites pas cela, le cœur du livre va suivre. Je vous demande juste de soumettre
les arguments qui suivent à votre analyse. C’est tout. Puis, rejetez-les s’ils
vous semblent inconsistants.
C’est équitable. Jugez donc sur pièce.