| Choc des civilisations? Un mythe... | ||
Mardi 11 septembre 2001: ton. L'horreur en direct à la télévision. La terreur dans les rues de New York. Les Américains venaient de subir l'acte terroriste le plus important de l'histoire de leur pays. actes d'une barbarie inouïe. Ce meurtre de milliers de personnes innocentes ne peut qu'être condamné par toutes les consciences. Les auteurs -quels qu'ils soient- de ce crime doivent être retrouvés et punis. Et tout doit être mis en oeuvre afin d'éviter que de tels actes puissent se produire à nouveau. condamnable, l'horreur et la désolation, l'impuissance et la terreur, frappant une population innocente. celle ainsi que bien d'autres, par les missiles et bombes "made in USA". au fruit amer de leur propre politique. "Le prix de l'arrogance" titrera plus tard un hebdo français. images et des commentaires américains, la peur d'abord, puis la tristesse, enfin vint la rage. sûr: d'Alger au Caire en passant par Gaza, l'Irak ou Damas. Mais les soupçons, puis les accusations, convergèrent résolu, en quelques minutes, ce que le plus gros conglomérat d'Intelligence militaire et de force d'es- pionnage (CIA, FBI, NSA...), valant plusieurs dizaines de milliards de dollars, n'avait pas réussi à pré- voir et prévenir... Pitoyable aveu d'anti-islamisme primaire. toujours ces preuves "accablantes" qu'ils disent détenir. On attendra longtemps. monumentales. À ce jour, aucun dirigeant de la CIA ou du FBI n'a été sanctionné. Pire, leurs moyens ont été augmentés. Est-ce "normal" de récompenser, en tant de guerre, des "incapables" ? ment concoctés par ces mêmes "incapables" (passeport indestructible, testament de kamikaze, Coran laissé dans des boîtes de nuit ou de strip-tease...). Mais c'est une autre histoire...Une autre fois. fournir déclarer une guerre impitoyable à l'un des pays les plus pauvre de la planète (il n'y a en Afghanistan aucune infrastructure qui équivale le prix d'un seul missile de croisière!). Mais bon, ça y est, l'Amé- rique et sa clique mercenaire ont déclaré "la guerre au terrorisme international". de", métaphore médiévale de Bush ou la tirade raciste de l'ignare Berlusconi). agrémentées de touchants messages personnalisés. Comme en Irak, lors du dernier Ramadan. En effet, sur les gentils missiles envoyés alors à la délicate attention du peuple Irakien, ont Allah". Cela rassure les consciences musulmanes, et apaise la haine. Non? |
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| les éléments rationnels qui éclaireraient
nos consciences sur les objectifs véritables de cette offensi- ve contre l'Islam, contre les musulmans, et les pays musulmans qui ne courbent pas l'échine. sans qu'aucune charge ne pèse contre eux, le délit de faciès (si t'as une sale gueule d'arabe, fais g a ffe aérienne de la Réunion (!). Heureusement que Bush, ou nos dirigeants, ont bien pris soin de nous dire qu'il ne faut pas faire d'amalgame entre islam et terrorisme, on eut pu se tromper. En effet. Mais, à leur décharge, ça, ça n'est pas nouveau, c'est vrai. appel aux plus bas instincts grégaires du peuple, il ne faut pas jouer à la vierge effarouchée lorsque des crimes et autres odieuses exactions sont exercés contre ceux qu'on leur a donnés en pâture. Même l'hypocrisie a une limite dans l'indécence. réseau des réseaux, Internet, nous permet non seulement d'avoir accès à des études critiques des médias, faites par des journalistes de renom, mais aussi nous permet de voir, en direct, ce que les principales chaînes câblées US nous débitent aux téléspectateurs américains et d'ailleurs. J'encoura- ge chacun à essayer d'y avoir accès, afin de varier leurs sources d'information, tout en exerçant une sélection rigoureuse sur la fiabilité des sources retenues. raient accuser cet article de paranoïa: vraiment des ennemis mystérieux ou sans visage qui nous font face. Ce sont des fondamentalistes radicaux islamiques et terroristes. Et la question est de savoir jusqu'où ce pays (USA) et le Capitole (Parlement) sont prêts à aller pour déclarer la guerre, pas seulement à quelques personnes, un mode de vie (l'Islam) qui a pour objectif de détruire les États-Unis"(sic). Trop d'honneur aux USA.... gravats d'eau potable, et les routes. Nous devons obliger les civils à se révolter contre ce gouvernement cri- minel, et s'ils refusent il faut les affamer à mort. Un point c'est tout." pour la Libye, si Kadafi refuse de se courber devant cette nouvelle machine de guerre, alors l'armée US doit bombarder ses puits et usines de pétrole, toutes sortir, rien ne doit entrer. Nous devons détruire tous les aéroports de la Libye. Qu'ils mangent du sable." truction de l'Islam: "Nous devons envahir leur pays, tuer leurs dirigeants, et les convertir au Christianisme" (sic). roriste, on ne naît pas USA ou de l'Occident. Ce n'est pas quelque chose, un gène qui apparaît comme cela dans les chromo- somes de certains. Il ne prend à personne l'envie, comme ça, un jour, de se faire exploser pour tuer ou bles- ser. C'est l'expression d'un terrible désespoir, qui prend naissance chez des êtres humains qui sont usés à force mort venant du ciel sous la forme de bombes essentiellement "made in USA". Car, le terrorisme, (comme le dit Ronald Reagan dans une lettre au Congrès datée du 26 avril 1984) "est une réaction symptomatique à de plus vastes problèmes" et que, s'il importe de le combattre, la raison conseille "d'extirper les sources de frustration |
| direct des personnes qui se sont jetées du haut de la tour
en flamme, vers une mort certaine, est révélateur à ce titre. Lorsque les gens sont acculés, le désespoir alimente les réactions les plus désespérées. tionales, sont toujours alimentées par des ingrédients que connaissent tous les sociologues: déni de justice, déni de représentation, déni d'expression, déni de reconnaissance, déni de droit, parfois élé- mentaires. Cette analyse-là gêne considérablement les tenants de la démonisation de l'islam, car elle favorise la construction d'une relation sereine et juste avec le monde, musulman ou non. L'islam ici n'est qu'un adjuvant qui vient s'ajouter sur une situation d'injustice pure et simple, déjà explosive. n'est jamais reprise dans les grands magazines: "Notre politique étrangère a été de la folie pendant des décennies, c'était juste une question de temps, il fallait que cela nous arrive. C'est une terrible tra- gédie apprendre que nous ne pouvons laisser nos politiciens jouer aux gendarmes dans le monde, pour nos seuls intérêts, sans s'attendre à un retour du bâton." mentait: "Ce terrorisme de masse naît précisément de ces opérations de bombardement assassin de civils que nous préparons pour l'Afghanistan ou ailleurs." immeubles new-yorkais, quand on sait qu'il est tout autant condamnable de commettre le même mas- sacre dans des pays peuplés d'Arabes ou d'Asiatiques. Combien de vie arabe ou musulmane faut-il pour supériorité? geants. Et pourquoi donc aussi? mesure pas encore les ramifications futures. En effet, seul l'Occident mené par les États Unis et l'An- gleterre, peuvent décider ce que le mot "terrorisme" veut dire, ce qu'il recouvre, ce que l'on va inclure sous entre le Bien (l'Occident et ses alliés) et le Mal (les musulmans d'Asie et d'Afrique). Ainsi, sans une définition précise de ce mot, déclarer la guerre au "terrorisme", c'est un peu déclarer une guerre civile à tous et au monde entier. Car bon nombre de terroristes d'hier ont fini par faire de bonnes carrières au sommet d'états, autant en Afrique qu'en Europe. En mélangeant les cartes on peut citer le résistant De Gaulle (terroriste pour l'État Français de Pétain), les criminels assassins Ben Gourion, Begin, Shamir, Rabin et Sharon, ou encore la résistance du F.L.N. algérien, généraux terroristes hier, à la tête de l'Al- gérie ce jour. L'inverse aussi existe, le dictateur Saddam ami des USA hier, "ennemi du monde entier" ce jour; ou encore, ironiquement, les Afghans "vaillants combattants de la foi" hier contre l'URSS (si, si, voyez vos collections de Paris Match), terroristes désignés unilatéralement ce jour. grossière épître contre l'Islam et les musulmans (cf Le Monde du 13/09/01). En effet, il semble et veut i nduir e démocratique, et l'Orient barbaresque (musulman et chinois). Sur cette base, les événements actuels prennent dans une logique d'évolution de l'humanité, prévisible, et prévue par un "brillant" esprit. islamophobie ridicule. "Clash of civilisations": cette ineptie philosophique, exprime au mieux un sim- |
| plisme intellectuel, au pire une malveillance intellectuelle. tionnelles, il omet le fait que les efforts de pays comme la Turquie, l'Algérie, l'Égypte, l'Indonésie (etc.) pour se doter d'outils démocratiques, furent tout simplement broyés lorsque l'issue des urnes allait en faveur musulmans du monde dit démocratique. Il se garde bien de l'exposer ainsi. politiques de sa théorie sont très clairement: une volonté de contenir le monde musulman et le monde chinois, plus critiquable, sa théorie induit de bloquer et d'empêcher l'émergence d'un état leader et fort dans le monde musulman. Et pour y arriver, selon lui, il conviendrait d'utiliser tous les couverts politiques pré- vus par les Nations Unies (ONU) - opérations humanitaires, forces multinationales, aides internatio- nales protégées, etc. - pour introduire et imposer toutes sortes de valeurs profanes et immorales dans ces sociétés, afin de les pourrir de l'intérieur. Voyons-nous autre chose aujourd'hui? ont introduit et fait multiplier les maisons closes - les bordels, quoi- dans ce pays européen musulman. des pays dits démocratiques et occidentaux, Huntington a extériorisé ces conflits intra-muros de l'Oc- cident annoncée, préparée, mais non-déclarée contre l'Islam, mais érigée au nom de la civilisation. Les cos- métiques ne manquant pas, il suffit de les créer au besoin. Mais grâce au machiavélisme de Samuel Huntington, personne ne l'appellerait "croisade" (quoique des fois la pensée devance la maîtrise des mots, cf Bush), personne n'accuserait l'Occident de poursuivre en fait des objectifs racistes et néo- nazis baptisée "guerre de civilisations" par Huntington, grâce à son mélange subtil nocentrisme européen. "Papous". J'en connais bien d'autres. tions libérales, Huntington ne trompe et n'inspire que ceux qui le veulent bien. rien de péremptoire ou d'utopique. que d'une expression d'idéologie impérialiste post-moderne, d'ailleurs récurrente. Elle fait partie d'un plan bien plus vaste et vérifiable. L'Arabie et les Émirats arabes sont aujourd'hui occupés, de même pour l'Algérie et la Turquie et leurs généraux, la Tunisie et son dictateur, l'Égypte et son dictateur, la Jordanie, le Maroc et leur pantin respectif, la Palestine et son Arafat-kleenex, la Bosnie et la force appelée "de sécurité", de même au Kosovo, etc... l'Iran, la Syrie, le Yémen, le Soudan, le Nigeria, la Somalie, etc., ils seront parmi les prochains objectifs de cet assaut impérialiste. Les prétextes ne manqueront pas. Si leur "bellicisme" ne sera pas "suffisant" ou évident, on trouvera bien quelques ambassades ou autres tours à faire exploser, les désigner cou- pables, et justifier une déclaration de guerre; ou encore y fomenter quelques guerres civiles pour les gra- tifier d'une énième opération "Restore Hope", restaurer l'espoir. Ils ne perdent donc rien pour attendre.
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