Choc des civilisations? Un mythe...




Mardi 11 septembre 2001:
une quadruple attaque à l'avion suicide contre New York et Washing-

ton. L'horreur en direct à la télévision. La terreur dans les rues de New York. Les Américains venaient

de subir l'acte terroriste le plus important de l'histoire de leur pays.

Aucune idéologie -ne parlons même pas de religion - aucune cause, aucun objectif ne peut justifier ces

actes d'une barbarie inouïe. Ce meurtre de milliers de personnes innocentes ne peut qu'être condamné par

toutes les consciences. Les auteurs -quels qu'ils soient- de ce crime doivent être retrouvés et punis. Et tout

doit être mis en oeuvre afin d'éviter que de tels actes puissent se produire à nouveau.

Mais rien, en ce début de décembre 2001, n'indique qu'on en a pris ce chemin. Au contraire.


Le peuple américain a vécu cette fois dans sa chair, en direct, et de la manière la plus atroce et

condamnable, l'horreur et la désolation, l'impuissance et la terreur, frappant une population innocente.

Aussi innocente et désemparée que celle de Bagdad, lorsqu'elle est régulièrement bombardée, ou

celledeTripoli,duKosovo,deKhartoum,deBeyrouth,deGaza,lorsqu'ellesfurentbombardées,

ainsi que bien d'autres, par les missiles et bombes "made in USA".

Un des multiples intervenants à la télé se demandait si les États-Unis ne goûtaient, en fait, pas là

au fruit amer de leur propre politique. "Le prix de l'arrogance" titrera plus tard un hebdo français.

Laquestionévoquéefutcependantnoyéeparlesexpressionssuccessivessedégageantdes

images et des commentaires américains, la peur d'abord, puis la tristesse, enfin vint la rage.

Dés les premières heures, les accusations commencèrent déjà à fuser. Vers le monde arabe bien

sûr: d'Alger au Caire en passant par Gaza, l'Irak ou Damas. Mais les soupçons, puis les accusations,

convergèrentviteversl'AfghanistanetOsamaBenLaden.Alors,soudainement,tousilsavaient
résolu, en quelques minutes, ce que le plus gros conglomérat d'Intelligence militaire et de force d'es-
pionnage (CIA, FBI, NSA...), valant plusieurs dizaines de milliards de dollars, n'avait pas réussi à pré-

voir et prévenir... Pitoyable aveu d'anti-islamisme primaire.



Aucune preuve...



Aucune preuve, aucune, n'est venue étayer cette thèse des premières heures. Le monde attend

toujours ces preuves "accablantes" qu'ils disent détenir. On attendra longtemps.

Alorsqu'officiellementonadmetquelesServicesSecretsUSontaccumuléplusieurserreurs

monumentales. À ce jour, aucun dirigeant de la CIA ou du FBI n'a été sanctionné. Pire, leurs moyens

ont été augmentés. Est-ce "normal" de récompenser, en tant de guerre, des "incapables" ?
Mais nous autres, nous ne sommes pas obligés de croire sur parole les "preuves" ridicules, piteuse-

ment concoctés par ces mêmes "incapables" (passeport indestructible, testament de kamikaze, Coran

laissé dans des boîtes de nuit ou de strip-tease...). Mais c'est une autre histoire...Une autre fois.



Et le droit international dans tout ça?



Les juristes du monde entier s'offusquent que la première puissance mondiale puisse ainsi, sans

fournirlemoindredébutdepreuve,enrôlerdeforcelaTerreentièreettouslesétatsvassaux,et

déclarer une guerre impitoyable à l'un des pays les plus pauvre de la planète (il n'y a en Afghanistan
aucune infrastructure qui équivale le prix d'un seul missile de croisière!). Mais bon, ça y est, l'Amé-

rique et sa clique mercenaire ont déclaré "la guerre au terrorisme international".
"Pas contre l'Islam ou les musulmans du monde", nous martèle t-on, entre deux lapsus ("la croisa-

de", métaphore médiévale de Bush ou la tirade raciste de l'ignare Berlusconi).

On se demande d'ailleurs si les bombes qu'on utilise aujourd'hui pour canarder l'Afghanistan sont

agrémentées de touchants messages personnalisés. Comme en Irak, lors du dernier Ramadan. En

effet, sur les gentils missiles envoyés alors à la délicate attention du peuple Irakien,les soldats US

onttenuàexprimeraufeutreleurcynique"compassion":"JoyeuxRamadan",ou"Disbonjourà

Allah". Cela rassure les consciences musulmanes, et apaise la haine. Non?

Les faits sont là, donnons-leur la parole. Même si les grands médias s'acharnent à occulter tous


les éléments rationnels qui éclaireraient nos consciences sur les objectifs véritables de cette offensi-

ve contre l'Islam, contre les musulmans, et les pays musulmans qui ne courbent pas l'échine.

Plusieurs milliers de musulmans ont été mis en prison, aux USA (mais aussi dans toute l'Europe),

sans qu'aucune charge ne pèse contre eux, le délit de faciès (si t'as une sale gueule d'arabe, fais
g a ffequoi)estinstitutionnalisédanslescentresurbains,lesaéroports,etmêmesurladesserte

aérienne de la Réunion (!). Heureusement que Bush, ou nos dirigeants, ont bien pris soin de nous

dire qu'il ne faut pas faire d'amalgame entre islam et terrorisme, on eut pu se tromper. En effet.

Mais bon, peut-être que certains agents ricains ou européens n'aient pas parfaitement tout saisi.

Mais, à leur décharge, ça, ça n'est pas nouveau, c'est vrai.

Lorsque toute l'élite politique d'une nation, galvanisée parune presse déchaînée, se met à faire

appel aux plus bas instincts grégaires du peuple, il ne faut pas jouer à la vierge effarouchée lorsque

des crimes et autres odieuses exactions sont exercés contre ceux qu'on leur a donnés en pâture.

Même l'hypocrisie a une limite dans l'indécence.



Anti-islamisme primaire



Parailleurs,ilexisteunedimensionsommetoutenouvelledelaviepolitiqueinternationale.Le

réseau des réseaux, Internet, nous permet non seulement d'avoir accès à des études critiques des

médias, faites par des journalistes de renom, mais aussi nous permet de voir, en direct, ce que les
principales chaînes câblées US nous débitent aux téléspectateurs américains et d'ailleurs. J'encoura-

ge chacun à essayer d'y avoir accès, afin de varier leurs sources d'information, tout en exerçant une

sélection rigoureuse sur la fiabilité des sources retenues.
Il ne s'agit pas de rumeurs, mais de faits réels vérifiables. Morceaux choisis, pour ceux qui pour-

raient accuser cet article de paranoïa:

- Howard Fineman du Time magazine, sur la chaîne câblée MSNC, le 11/09/2001: "Ce ne sont pas

vraiment des ennemis mystérieux ou sans visage qui nous font face. Ce sont des fondamentalistes

radicaux islamiques et terroristes. Et la question est de savoir jusqu'où ce pays (USA) et le Capitole

(Parlement) sont prêts à aller pour déclarer la guerre, pas seulement à quelques personnes,mais à

un mode de vie (l'Islam) qui a pour objectif de détruire les États-Unis"(sic). Trop d'honneur aux USA....

Je passe sur les déclarations honteuses pour un chrétien, du Sénateur John Mac Cain.

- Bill O'Reilly, commentateur de la chaîne câblé FOX (FCTN), le 17/09/2001: "il faudrait faire du

gravatsdel'Afghanistan,toutdétruire,depuislesaéroportsauxcentralesélectriques,lesstocks
d'eau potable, et les routes. Nous devons obliger les civils à se révolter contre ce gouvernement cri-

minel, et s'ils refusent il faut les affamer à mort. Un point c'est tout."

- O'Reilly toujours: "Les Irakiens doivent aussi endurer une autre série de douleur intense.(...) Tandis que

pour la Libye, si Kadafi refuse de se courber devant cette nouvelle machine de guerre, alors l'armée US doit

bombarder ses puits et usines de pétrole, toutesles installations. Et minons le port de Tripoli. Rien ne doit

sortir, rien ne doit entrer. Nous devons détruire tous les aéroports de la Libye. Qu'ils mangent du sable."
Plus grave, dans l'édition online de la revue conservatrice "National Review", Ann Coulter préconise la des-

truction de l'Islam: "Nous devons envahir leur pays, tuer leurs dirigeants, et les convertir au Christianisme" (sic).



Tous ces va-t-en-guerre occultent sciemment la question fondamentale.



Et ce qui semble échapper à ces brillantes analyses, c'est que, dans ces pays, ou ailleurs, on devient ter-

roriste, on ne naît pasterroriste! L'acte terroriste n'est pas l'expression spontanée d'une haine innée des
USA ou de l'Occident. Ce n'est pas quelque chose, un gène qui apparaît comme cela dans les chromo-
somes de certains. Il ne prend à personne l'envie, comme ça, un jour, de se faire exploser pour tuer ou bles-

ser. C'est l'expression d'un terrible désespoir, qui prend naissance chez des êtres humains qui sont usés à

forced'enterrerleurproche,decompterleursmorts,desubiroutreuneoppressioninjuste,unepluiede

mort venant du ciel sous la forme de bombes essentiellement "made in USA". Car, le terrorisme, (comme le

dit Ronald Reagan dans une lettre au Congrès datée du 26 avril 1984) "est une réaction symptomatique à

de plus vastes problèmes" et que, s'il importe de le combattre, la raison conseille "d'extirper les sources de

frustrationetdedésespoirquisontleslieuxd'épanouissementetlesalimentsduterrorisme".Lefilmen

direct des personnes qui se sont jetées du haut de la tour en flamme, vers une mort certaine, est révélateur

à ce titre. Lorsque les gens sont acculés, le désespoir alimente les réactions les plus désespérées.

Nul ne se pose donc la question de savoir pourquoi ce terrorisme.

On ne la pose pas car la réponse est aussi claire que gênante.
Les conduites de rupture en périphérie de toute société dite civilisée, ou dans les relations interna-

tionales, sont toujours alimentées par des ingrédients que connaissent tous les sociologues: déni de
justice, déni de représentation, déni d'expression, déni de reconnaissance, déni de droit, parfois élé-

mentaires. Cette analyse-là gêne considérablement les tenants de la démonisation de l'islam, car elle

favorise la construction d'une relation sereine et juste avec le monde, musulman ou non. L'islam ici

n'est qu'un adjuvant qui vient s'ajouter sur une situation d'injustice pure et simple, déjà explosive.

Mais l'Occident ne souhaite pas réviser sa stratégie vis-à-vis du Tiers-monde.

Harry Browne, un candidat à la présidence aux USA en 2000, est lui très lucide, mais son analyse

n'est jamais reprise dans les grands magazines: "Notre politique étrangère a été de la folie pendant
des décennies, c'était juste une question de temps, il fallait que cela nous arrive. C'est une terrible tra-

gédiequedesviesinnocentespaientleserreursdesvraiscoupables.Q uandallons-nousenfin

apprendre que nous ne pouvons laisser nos politiciens jouer aux gendarmes dans le monde, pour nos

seuls intérêts, sans s'attendre à un retour du bâton."
Bruce Shapiro dans le magazine politique online "Salon", immédiatement après les attaques, com-

mentait: "Ce terrorisme de masse naît précisément de ces opérations de bombardement assassin de

civils que nous préparons pour l'Afghanistan ou ailleurs."

Ilesteneffetinconcevabledecondamnerlemassacredepassagersetdesoccupantsdes
immeubles new-yorkais, quand on sait qu'il est tout autant condamnable de commettre le même mas-

sacre dans des pays peuplés d'Arabes ou d'Asiatiques. Combien de vie arabe ou musulmane faut-il

pourégalerlavaleurd'unevieaméricaine?Combien?Pourquoicedifférentiel?Aunomdequelle

supériorité?Ilestétonnantquecesconsidérationsn'effleurentmêmepaslapenséedenosdiri-

geants. Et pourquoi donc aussi?



Déclarer la guerre au "terrorisme", c'est un peu déclarer une guerre civile au monde entier



Car voyez-vous, cette guerre d'un genre nouveau nous mène droit vers un cataclysme dont on ne
mesure pas encore les ramifications futures. En effet, seul l'Occident mené par les États Unis et l'An-

gleterre, peuvent décider ce que le mot "terrorisme" veut dire, ce qu'il recouvre, ce que l'on va inclure

souscelabelgénériquebiencomplaisant. Bushs'arrogemêmedesprérogativesdivines:ildécide

entre le Bien (l'Occident et ses alliés) et le Mal (les musulmans d'Asie et d'Afrique). Ainsi, sans une

définition précise de ce mot, déclarer la guerre au "terrorisme", c'est un peu déclarer une guerre civile

à tous et au monde entier. Car bon nombre de terroristes d'hier ont fini par faire de bonnes carrières au

sommet d'états, autant en Afrique qu'en Europe. En mélangeant les cartes on peut citer le résistant De
Gaulle (terroriste pour l'État Français de Pétain), les criminels assassins Ben Gourion, Begin, Shamir,
Rabin et Sharon, ou encore la résistance du F.L.N. algérien, généraux terroristes hier, à la tête de l'Al-

gérie ce jour. L'inverse aussi existe, le dictateur Saddam ami des USA hier, "ennemi du monde entier"

ce jour; ou encore, ironiquement, les Afghans "vaillants combattants de la foi" hier contre l'URSS (si, si,

voyez vos collections de Paris Match), terroristes désignés unilatéralement ce jour.



Alors comment justifier l'injustifiable?



C'estqu'entreenscène"leprophète"SamuelHuntingtonavecson"Chocdescivilisations",

grossière épître contre l'Islam et les musulmans (cf Le Monde du 13/09/01). En effet, il semble et veut

i nduir ec ommei név itablee ti néluc tabl ecetteopp osi tionentr el'O cc ide ntc hev aler es que,

démocratique, et l'Orient barbaresque (musulman et chinois). Sur cette base, les événements actuels

prennentuneconnotationfataliste:ilfaudraitdoncacceptercette"confrontation",carelles'inscrit

dans une logique d'évolution de l'humanité, prévisible, et prévue par un "brillant" esprit.

Maissonanalyseestémailléed'élémentsrévulsifsàl'endroitdesmusulmans,cachantmalson
islamophobie ridicule. "Clash of civilisations": cette ineptie philosophique, exprime au mieux un sim-

plisme intellectuel, au pire une malveillance intellectuelle.
Alors que la démocratie et les droits de l'homme seraient selon lui les lignes de fractures civilisa-

tionnelles, il omet le fait que les efforts de pays comme la Turquie, l'Algérie, l'Égypte, l'Indonésie (etc.)

pour se doter d'outils démocratiques, furent tout simplement broyés lorsque l'issue des urnes allait en

faveurdemouvementsislamiques(Refah,FIS,etc.).L'idéedoncestbiend'exclurel'Islametles

musulmans du monde dit démocratique. Il se garde bien de l'exposer ainsi.

De plus, et c'est là que c'est grave, grave pour Huntington et ses objectifs cachés. Les implications

politiques de sa théorie sont très clairement: une volonté de contenir le monde musulman et le monde

chinois,etsurtoutd'empêchertoutrapprochemententrecesdeuxcivilisations.Deplus,etencore

plus critiquable, sa théorie induit de bloquer et d'empêcher l'émergence d'un état leader et fort dans le

monde musulman
. Et pour y arriver, selon lui, il conviendrait d'utiliser tous les couverts politiques pré-
vus par les Nations Unies (ONU) - opérations humanitaires, forces multinationales, aides internatio-

nales protégées, etc. - pour introduire et imposer toutes sortes de valeurs profanes et immorales dans

ces sociétés, afin de les pourrir de l'intérieur. Voyons-nous autre chose aujourd'hui?

Par exemple au Kosovo, les 50 000 militaires et fonctionnaires de "la force de protection multinationale"

ont introduit et fait multiplier les maisons closes - les bordels, quoi- dans ce pays européen musulman.

Sachant que les plus grands conflits et violence du 20ème siècle ont eu lieu dans l'enceinte close
des pays dits démocratiques et occidentaux, Huntington a extériorisé ces conflits intra-muros de l'Oc-

cidentenun"chocentrel'Islametl'Occident".Lechoclui-mêmeseraitalorseneffetuneguerre
annoncée, préparée, mais non-déclarée contre l'Islam, mais érigée au nom de la civilisation. Les cos-

métiques ne manquant pas, il suffit de les créer au besoin. Mais grâce au machiavélisme de Samuel

Huntington, personne ne l'appellerait "croisade" (quoique des fois la pensée devance la maîtrise des

mots, cf Bush), personne n'accuserait l'Occident de poursuivre en fait des objectifs racistes et néo-

nazisdedominationimpérialiste.Cetteguerre-làayantdéjàétéprévue,expliquée,rationalisée,et

baptisée "guerre de civilisations" par Huntington, grâce à son mélange subtild'islamophobie et d'eth-

nocentrisme européen.

Seuls des arriérés, non-civilisés pourraient alors s'offusquer de tels conflits... Je fais partie de ces

"Papous". J'en connais bien d'autres.
Par la dissolution de son composé impérialiste dans la soupe populaire de la marche des civilisa-

tions libérales, Huntington ne trompe et n'inspire que ceux qui le veulent bien.

Il est vrai qu'Hitler n'a pas imposé de droit d'auteur permanent sur son idéologie et ses objectifs...



Conclusion



Ce court exposé sur Huntington et sa thèse, avait pour but d'éclairer ma conclusion qui n'a donc

rien de péremptoire ou d'utopique.

Concernant le conflit actuel, malgré les artifices préparatoires, il ne s'agit donc, ni plus, ni moins,

que d'une expression d'idéologie impérialiste post-moderne, d'ailleurs récurrente. Elle fait partie d'un

plan bien plus vaste et vérifiable. L'Arabie et les Émirats arabes sont aujourd'hui occupés, de même

pour l'Algérie et la Turquie et leurs généraux, la Tunisie et son dictateur, l'Égypte et son dictateur, la

Jordanie, le Maroc et leur pantin respectif, la Palestine et son Arafat-kleenex, la Bosnie et la force

appelée "de sécurité", de même au Kosovo, etc...

Ceuxquimanquentàl'appel,parmilesprincipauxbassinsdepopulationsmusulmanes,telsl'Irak,

l'Iran, la Syrie, le Yémen, le Soudan, le Nigeria, la Somalie, etc., ils seront parmi les prochains objectifs

de cet assaut impérialiste
. Les prétextes ne manqueront pas. Si leur "bellicisme" ne sera pas "suffisant"

ou évident, on trouvera bien quelques ambassades ou autres tours à faire exploser, les désigner cou-
pables, et justifier une déclaration de guerre; ou encore y fomenter quelques guerres civiles pour les gra-

tifier d'une énième opération "Restore Hope", restaurer l'espoir. Ils ne perdent donc rien pour attendre.

Dieu non plus d'ailleurs. C'est et ce sera toujours Lui Le Maître de l'Univers.

Mohammad Amine Alibhaye